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Ville et biodiversité



Purifier et rafraîchir l'air

Capter les particules fines nocives pour la santé émises par les pots d’échappement. Une opération que parviennent à effectuer certains végétaux, et notamment des conifères. Mais, pour que leur action soit optimale en ville, où les planter et sous quelles formes? Une question à laquelle tentent de répondre les chercheurs du Laboratoire strasbourgeois Image, Ville, Environnement (1) grâce à des simulations numériques. "Dans les rues étroites flanquées de hauts immeubles, nos travaux indiquent par exemple que les haies retiennent plus de particules à hauteur d’homme qu’un alignement d’arbres", explique Christiane Weber, directrice de recherche au LIVE. D’après notre modèle, les houppiers de ces alignements tendent à bloquer la circulation de l’air, ce qui concentre les particules à hauteur des passants."

Les végétaux peuvent aussi rafraichir l’air par évapotranspiration. Au sein du groupe Descartes pour l’étude du "Grand Paris", le Groupe d’étude de l’atmosphère météorologique (2) a simulé l’impact, d’ici 2030, d’une augmentation de 30% de la surface boisée en Ile-de-France, du remplacement des céréales par du maraichage dans un rayon d’environ 50 km autour de Paris, et de la création de retenues d’eau étendues. "Selon nos résultats, ce scenario pourrait faire chuter jusqu’à 2°C la température nocturne dans Paris intra-muros lors des canicules, explique Valéry Masson, chercheur au GAME. Une piste encourageante car la persistance de fortes températures la nuit joue un rôle déterminant dans la surmortalité observée lors des canicules."

1 - Laboratoire CNRS / Université Strasbourg 1
2 - Unité CNRS / CNRM (Météo France, Toulouse)

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