La ville-nature

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Ville et biodiversité

Bien-être urbain



De plus en plus de travaux scientifiques l’attestent : la biodiversité améliore le bien-être moral et physique des citadins. Des études épidémiologiques menées aux Pays-Bas révèlent par exemple que les habitants des quartiers pourvus d’espaces verts abondants déclarent moins de problèmes de santé que les habitants des quartiers qui en sont dépourvus. Au Japon, deux autres études indiquent que les usagers d’espaces verts urbains ont une longévité moyenne accrue.

Le succès actuel des jardins urbains conforte ces résultats scientifiques. Les expériences de community gardens menées au Canada et aux Etats-Unis ont suscité un foisonnement d’initiatives en France où les jardins collectifs se développent sous des formes inédites depuis le début des années 90. Surtout situés en pleine ville, les jardins partagés créent du lien social, des solidarités de voisinage et de la convivialité. Les jardins d’insertion quant à eux sont souvent installés en zone périurbaine. Ils favorisent l’intégration des personnes en situation d’exclusion, en difficulté sociale ou en réadaptation professionnelle.

La restauration et la renaturation de rivières en ville ont également des effets très positifs pour les citadins. A ce titre, l’exemple du cours d’eau Cheonggyecheon à Séoul est emblématique. Auparavant enfoui sous des infrastructures routières, il a été entièrement réhabilité sur plus de 5 kilomètres au début des années 2000 ! Outre le plaisir procuré aux 50 000 promeneurs qui parcourent chaque jour les nouvelles berges végétalisées, cette réalisation a sensiblement réduit l’îlot de chaleur urbain local, la pollution atmosphérique et le niveau sonore ambiant.

Toutefois, cet engouement pour la nature ne doit pas faire oublier que certaines espèces animales peuvent nuire à la santé humaine. C’est le cas par exemple des pigeons, mais aussi des souris et des rats, susceptibles de transmettre des pathologies à l’homme. Quant aux végétaux, certains provoquent des manifestations allergiques, particulièrement en ville où la pollution atmosphérique fragilise l’organisme.

Pour conclure, la biodiversité apporte de nombreux services aux citadins et sa préservation constitue un enjeu crucial pour nos sociétés urbaines. Mais encore faut-il la développer de manière raisonnée et efficace !  Comment concilier au mieux nature, activité humaine et densité urbaine ? Comment configurer la ville pour qu’elle ne perturbe pas les animaux et les végétaux qui y vivent ? Quelles espèces implanter ou favoriser ? Comment permettre leur circulation ?... Autant de questions sur lesquelles se penchent aujourd’hui les scientifiques au sein d’équipes pluridisciplinaires. Trames vertes et bleues, corridors écologiques, écoquartiers, bâtiments végétalisés, parcs agraires, cours d’eau renaturés, jardins, fermes verticales… les pistes explorées sont nombreuses !  Au final, il n’y a pas de ville idéale, mais un foisonnement de solutions à tester et à adapter au contexte de chaque cité.


CNRS    sagascience