La ville-natureBien-être, santé, rôle social de la nature
Plan du site
Voir le texte intégral
Crédits
Accueil - Voir l'animation complète![]()
Les jardins collectifsLes jardins collectifs en milieu urbain ne sont pas nouveaux. Leur apparition date des années 1970 sous le nom de « community gardens » aux Etats-Unis et au Canada. A New-York, on en compte aujourd’hui près de 600 ! Ces expériences ont suscité un foisonnement d’initiatives en France où les jardins collectifs se développent sous des formes inédites depuis le début des années 1990. Ils sont aussi les héritiers des jardins ouvriers apparus au XIXème siècle, rebaptisés « familiaux » par la suite. Aujourd’hui on les regroupe communément en deux catégories : les jardins partagés et les jardins d’insertion.
Pour la plupart situés en pleine ville ou en proche banlieue, les jardins partagés ont pour vocation essentielle de créer du lien social et des solidarités de voisinage au sein d’un quartier. Ils sont ouverts aux passants, non cloisonnés en parcelles individuelles, fréquentés par un public intergénérationnel et multiethnique qui y pratique un jardinage respectueux de l’environnement. On y cultive des fleurs, des fruits et des légumes mais sans prétendre à une culture vivrière guère compatible avec leur faible superficie. Créés, aménagés, entretenus et gérés par des collectifs d'habitants réunis au sein d'associations de quartier, ces jardins sont aussi le cadre d'activités ludiques, festives, éducatives, culturelles et artistiques. Ils fleurissent aujourd'hui dans toutes les grandes villes de France : Paris, Lyon, Lille, Nantes, Marseille, Bordeaux, Brest ...
Ayant besoin de terrains plus vastes, les jardins d’insertion sont souvent situés en zone périurbaine. Leur objectif est de réinsérer par le jardinage des personnes en difficulté sociale ou professionnelle : chômeurs, bénéficiaires d’un revenu de solidarité, handicapés, personnes isolées, jeunes en difficulté scolaire, anciens détenus. Tous travaillent sous l'égide d'un animateur bénévole ou d’un salarié chargé de leur accompagnement. Ces jardins ont été inventés à la fin des années 1980 pour répondre à la montée du chômage et de la pauvreté. La production y est avant tout alimentaire, destinée à l’autoconsommation, à la vente ou au don. En France, on estime leur nombre à quelques milliers regroupés en associations.