Princesse égyptienne

 

 

La naissance de Vénus de Botticelli

 

Femme se coiffant

 

 



Les soins apportés à la chevelure et à la coiffure ont existé de tout temps et dans toutes les sociétés. L'homme a toujours pensé que cheveux longs et barbes épaisses étaient des signes de virilité. Dans des documents égyptiens, il est indiqué qu’une coiffure soignée est un prélude à l’acte amoureux : "La déesse Hathor, déesse de l’amour, redoutable lionne, [était] appelée celle à la belle chevelure" (Pomey-Rey 1988). La coiffure est en effet une pièce maîtresse de la séduction et si celle-ci n’est pas suffisamment seyante, il est toujours possible de faire appel au subterfuge de la perruque dont le siècle des Lumières a fait tant usage. Si tondre une chevelure de femme est un acte de dégradation et d’avilissement extrême qui porte l’opprobre, une chevelure entretenue, bouclée ou défrisée, longue ou courte, adaptable selon l’humeur ou la mode, est attrayante.

Pourtant, au début du XXe siècle, la mise en forme n’était pas de mise ! Des propos peu engageants sont tenus à ce sujet sur les modes naissantes de mise en forme des cheveux (Bodin 1908). De même, L. Brocq réprouve "les modes actuelles qui consistent à sécher les cheveux pour les faire fournir, à les onduler, à les friser, à les faire bouffer au moyen de peignes que l’on dispose autour de la tête". Abandonnées aussi toutes ces pratiques qui consistent à rouler les cheveux, à les tordre, à les friser en papillotes, à les soumettre à l’action du fer chaud pour leur donner une apparence particulière ; la coiffure qui conviendra le mieux sera celle qui laissera aux cheveux une liberté plus grande.

Aujourd’hui, les préjugés étant vaincus, la mise en forme apporte un bien-être qui se confond avec l’avantage esthétique d’une couleur et le charme d’une apparence renouvelée. Il n’est pour cela que d’observer une personne fraîchement sortie d’un salon de coiffure pour se persuader de l’effet psychologique miraculeux obtenu sur son humeur et son comportement.

L’apparence et l’embellissement s’inscrivent pour l’essentiel dans la coupe, le volume et la couleur des cheveux.

Pierre Le Perchec
Les molécules de la beauté, de l’hygiène et de la protection,
CNRS Editions/Nathan

 

Pour en savoir plus...

  La coiffure comme marque d’identité

  Les recettes de Marie Meurdrac


 

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