Tout embellissement de la chevelure commence par un lavage des cheveux grâce à un shampooing. Ce "dégraissage" a été en son temps, à la fin du XIXe siècle, affaire de produits organiques dissolvant les graisses.

On se servait de tampons d’ouate ou de flanelles imbibées d’éther de pétrole, d’acétone ou encore de mélanges d’éther et d’alcool contenant quelques pour cent d’eau de lavande. Il en résultait de nombreux accidents dus à l’inflammabilité de ces produits volatils. La seconde opération consistait en un lavage au savon puis un rinçage avec des eaux carbonatées comme agent adoucissant. Un repassage au fer sur les cheveux recouverts d’une serviette clôturait le lavage. Un lavage tous les quinze jours paraissait normal.

Certaines recettes préconisaient l’utilisation d’un mélange de jaune d’œuf, d’eau de chaux et de décoction de bois de Panama dont on sait qu’il contient un élément colorant de la famille des naphtoquinones, celle du henné. Examinée avec recul et connaissant l’intérêt des phospholipides d’origine naturelle (production de liposomes), l’opération semblait pleine de bon sens.

Les shampooings actuels sont à effets multiples : ils rendent propre la chevelure en laissant aussi les cheveux doux, lisses et brillants, souples et faciles à coiffer. Dans les formulations des produits capillaires, les polymères (hydrophobes, hydrorégulateurs…) remplissent ces fonctions de façon satisfaisante.

Plus récemment, on s’est intéressé aux propriétés des polysaccharides naturels comme le chitosane, issu de la chitine de la carapace des crustacés.

Tout comme les cheveux, les poils, qui se développent surtout au moment de la puberté, font l’objet de soins, et de traitements mécaniques et chimiques : rasage, dépilation…

 

Pierre Le Perchec
Les molécules de la beauté, de l’hygiène et de la protection
CNRS Editions/Nathan

 


 

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