La lumière pénètre dans l’œil par un orifice circulaire situé au centre de l’iris, la pupille. Elle traverse ensuite le cristallin qui sert d’objectif et projette sur la rétine une image renversée des objets situés devant l’œil.
Le stimulus lumineux est converti en message électrique par la multitude de cellules photosensibles qui composent la rétine. Le message est ensuite véhiculé par le nerf optique vers le cerveau.
Il existe deux sortes de cellules photosensibles : les cônes et les bâtonnets.
Les bâtonnets sont plus nombreux et plus sensibles à la luminosité que les cônes. Ils nous permettent de voir dans la pénombre.
Les cônes interviennent dans la vision des couleurs et la netteté. Il existe trois types de cônes qui diffèrent par la couleur qu’ils perçoivent : le vert, le bleu ou le rouge.
La répartition des cônes et des bâtonnets sur la rétine n’est pas uniforme. Par exemple, il n’y a pas de cellule photosensible au niveau du nerf optique, on parle de tache aveugle.
A contrario, au centre de la rétine, dans l’axe optique, se trouve la fovéa. Cette zone est très riche en cônes, c’est à cet endroit que la vision est la plus nette.
La nuit, la fovéa est la zone de la rétine la moins sensible. Pour voir les objets de faible luminosité, il vaut donc mieux ne pas les fixer, mais plutôt utiliser la vision périphérique. En effet, la densité de bâtonnets est plus importante à la périphérie de la rétine.
Françoise
Viénot
Centre
de recherche sur la conservation des collections
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