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La
peinture corporelle vise à créer une physionomie
autre que celle assurée au quotidien par les traits
naturels. Le fard entraîne souvent une certaine rigidité
qui s'oppose à la souplesse de la peau. La peinture
se rapproche ainsi du masque rituel dont elle anticipe ou
prolonge la déshumanisation et chaque couleur confère
aux parties sur lesquelles elle est appliquée une valeur
particulière, déterminée par des options
culturelles, rattachée aux choix chromatiques (en général
la triade blanc-rouge-noir), aux motifs et à leur composition.
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