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Un objet a-t-il une couleur quand on ne le regarde pas? En 1839, le chimiste français Eugène Chevreul propose une explication du contraste visuel : "Dans le cas où l’œil voit en même temps deux couleurs contiguës, il les voit les plus dissemblables possibles, quant à leur composition optique [chromaticité] et quant à la hauteur de leur ton [clarté]". Ainsi, deux couleurs mises côte à côte perdent ce qu’elles ont d’analogue : c’est le contraste chromatique. En fait, le système visuel est programmé pour mettre en valeur les différences qui existent entre ces deux couleurs juxtaposées ; il néglige ce qui leur est commun. Cet ajustement évoque l’adaptation chromatique, cette faculté qu’a le système visuel de s’adapter à la couleur de la source ambiante pratiquement instantanément, ou suffisamment bien pour que l’observateur ne remarque pratiquement aucun changement sur les objets d’une scène lorsque l’éclairage change. Le domaine des couleurs change et s’enrichit en fonction du contexte. Certains environnements, par leur agencement spatial ou leur déroulement temporel, donnent aux couleurs des apparences inattendues ou créent des illusions. Ces illusions sont de trois types:
Françoise Viénot
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