

Les Egyptiens avaient
déjà mis au point des techniques rudimentaires d'extraction

Etapes de la fabrication
d'un parfum

Exemple d'extraction
avec évaporation sous vide
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Dans certaines représentations, des Egyptiens jettent symboliquement
des boulettes de parfum dans un feu sous le regard d'un de leurs dieux
et de leur pharaon. Ceci nous renseigne sur la première technique
d'extraction des substances odorantes des végétaux. Une
technique par la chaleur, efficace, utilisée pour l'encens, par
exemple, la myrrhe ou d'autres gommes qui brûlent lentement.
Depuis la haute Antiquité, l'utilisation de graisses, solides ou
liquides, permet aussi d'extraire des odeurs d'un végétal.
Des Egyptiennes sont représentées au cours de banquets portant
un cône sur la tête qui n'était qu'un mélange
de graisses parfumées coulant en continu dans leur chevelure et
sur leur corps. La technique utilisée pour faire passer une substance
odorante dans la graisse s'appelle l'enfleurage. On distingue l'enfleurage
à chaud où les fleurs sont au contact de graisses chaudes,
de l'enfleurage à froid, utilisé notamment pour le jasmin
dont les substances se dégradent sous l'action de la chaleur.
Tout aussi ancienne, l'extraction par l'eau permet de dégager des
substances odorantes. C'est la technique classique de l'hydrodistillation
utilisée pour la lavande, la rose, la fleur d'oranger
En
Europe à partir de l'an mille, on savait fabriquer de l'eau de
rose mais on n'utilisait alors que l'eau imprégnée des pétales
de fleurs. Vers la fin du XIIIe siècle,
un alchimiste catalan, M. de Villeneuve, récupère l'essence
issue de la distillation.
Elle a été possible dès que l'on a su utiliser de
l'alcool concentré, ce que fait M. Roure, parfumeur, vers 1870.
Le traitement par l'alcool permet d'éliminer les cires et d'obtenir
une solution alcoolique propre. C'est le début de la parfumerie
alcoolique qui est la base de la parfumerie classique de luxe actuelle.
Cette technique récente d'extraction utilise du gaz carbonique
dans un état intermédiaire entre le gaz et le liquide (état
supercritique). Le CO2 présente
alors la particularité de dissoudre de nombreux composés
organiques. Les matières premières ainsi obtenues sont proches
du produit naturel d'origine, sans trace résiduelle de solvant.
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