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Inspiration des odeurs

 

 

Modélisation
d'une molécule

 

 

 

Rhizomes d'iris entrant dans la composition des parfums



Etapes de la fabrication d'un parfum




Flacons de parfums

 

 

 

Organe des sens très subtil, le nez permet à l’homme de reconnaître quelque 10 000 senteurs différentes à des concentrations infimes et de distinguer les bonnes odeurs des mauvaises.

L’organe de l’odorat se situe dans la muqueuse qui tapisse le plafond des fosses nasales. Ce tissu appelé aussi tache jaune, de 2 à 3 cm2, abrite les récepteurs de l’olfaction.

Les molécules odorantes inspirées se dissolvent dans la muqueuse nasale et excitent les cils vibratiles de plus de dix millions de cellules olfactives qui envoient des signaux par le bulbe et le nerf olfactif jusqu’au lobe temporal du cerveau.

Comment perçoit-on les arômes ? Par voie externe, en inspirant par le nez, les corps odorants passant à proximité de la tache jaune. Mais aussi par voie rétronasale, les arômes se trouvant dans la bouche remontant lors de l’expiration au sommet de la fosse nasale et venant balayer la zone sensible.

Pour être sentie, une substance doit être volatile et soluble dans l’eau. C’est le manque de solubilité d’une molécule dans le mucus nasal où baignent les récepteurs olfactifs qui rend cette molécule inodore. Ainsi certaines molécules n’ont pas d’odeur tout simplement parce qu’elles n’atteignent pas leurs cibles olfactives.

Les structures volatiles présentent une très large gamme d’odeurs qui va du nauséabond au délicieux. Dans notre société, le code social a hiérarchisé les odeurs et les comportements. Si l'on tolère qu'une personne soit plus ou moins bien habillée, en revanche, les mauvaises odeurs ne sont pas admises. Se parfumer est donc un acte de courtoisie.

Les substances végétales sont au cœur de la parfumerie. On les exploite à l'état brut (gommes, résines, poudres, graines, fruits) ou après traitement (cèdre, santal, genièvre, romarin, lavande ou roses). A titre d'exemple, il faut quatre tonnes de roses pour obtenir un kilo d'extrait ! Les huiles essentielles extraites de plantes selon divers procédés sont des mélanges complexes de plusieurs centaines de produits volatils dont on connaît aujourd’hui la majorité des structures moléculaires.

Leur propriété première est la volatilité ou la capacité à former un aérosol. Elles produisent des essences dont les principes olfactifs dépendent de la composition. Les essences étant elles-mêmes tributaires des conditions climatiques, du moment de la cueillette et de la partie de la plante utilisée.

Avec l’avènement de la chimie de synthèse sont apparues les premières molécules odorantes pures.

Les chimistes ont reproduit en laboratoire de nombreuses molécules à partir de composés simples tel l’eugénol à odeur sucrée de vanille, extrait de l’huile de clou de girofle. Ils ont aussi synthétisé des molécules non présentes dans la nature.

Cette nouvelle discipline a permis la naissance de nouvelles senteurs et de parfums célèbres tels que "n°5" de Chanel, "Femme" de Rochas ou encore "Eau Sauvage" de Dior.  

Voir aussi

  Documentation sur l’olfaction et les odeurs

  L’osmothèque, conservatoire national des parfums à Versailles
     

 

 

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