L'olfaction chez l'homme


Système olfactif


Muqueuse olfactive




L'odeur naît d'une rencontre, d'un rendez-vous dans les profondeurs des fosses nasales entre les molécules qui s’échappent des fleurs, des fruits ou des parfums, et les quelque 10 millions de cellules réceptrices qui forment notre appareil olfactif.

Quelles sont ces cellules ? Il s’agit de neurones qui captent leurs informations par une touffe de cils flottant dans un mucus aqueux.

Ces cils ont une structure très originale : leur membrane est constituée de nombreuses protéines réceptrices différentes, capables de reconnaître toute une palette de substances odorantes.

Ils peuvent détecter jusqu’à 10 000 effluves différentes, à des concentrations extrêmement faibles.

Dès que l’on porte une fleur à son nez, les molécules odorantes entrent en contact avec la membrane des cils. Aussitôt un signal se déclenche et provoque une série de réactions chimiques et électriques.

L’influx nerveux qui en résulte emprunte un long bras de la cellule réceptrice, l’axone, et chemine jusqu’au cerveau. L’ensemble de ces axones constitue le nerf olfactif.

Au niveau du cerveau, le bulbe olfactif accueille les messages nerveux et sert à la fois de relais et de “gare de triage” de ces messages avant leur arrivée au cortex olfactif où ils sont identifiés et associés à des valeurs affectives.

Ce qui explique qu’un parfum puisse susciter une émotion sensorielle.
 
Voir aussi le site consacré à l’olfaction au laboratoire Neurosciences et systèmes sensoriels.

 
 
       
 
©CNDP
  Molécules odorantes et olfaction
Message olfactif. Transduction du signal chimique en signal électrique (avec Patrick Mac Leod, EPHE)
 
 
 

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