Micromanipulation de vésicules

 

Vésicule phospholipidique géante

 

Image 3D d’une vésicule phospholipidique géante

 

Vésicule multi-lamellaire

 

 



 

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Certains tensioactifs à doubles chaînes hydrocarbonées associées à des têtes polaires hydrophiles présentent des formes d’assemblages différentes des micelles. Alors que les micelles sont constituées d’assemblages globulaires en une monocouche de tensioactifs, les assemblages globulaires liposomiques décrits par Bangham en 1965 sont constitués de doubles couches de tensioactifs qui de plus sont empilés en forme de"pelures d’oignons". Lorsque ces produits sont obtenus à partir de composés naturels, tels que les phospholipides, ils sont dénommés liposomes, et vésicules lorsqu’ils dérivent de composés de synthèse.

Les structures des liposomes et vésicules n’ont rien de commun, ni en taille ni en stabilité avec les micelles. Par ailleurs, alors que le cœur d’une micelle directe est totalement hydrophobe (la micelle est remplie à cœur par les chaînes du tensioactif) et instable au sens thermodynamique, la double couche hydrophobe de l’assemblage liposomique (ou vésiculaire) délimite une cavité sphérique creuse (de plusieurs dizaines de nm de diamètre) remplie d’eau. Deux domaines aqueux sont ainsi obtenus, l’un intra et l’autre extra-liposomique, séparés par une membrane hydrophobe stable du fait de sa structure en double couche et dont le modèle artificiel est en quelque sorte celui de la cellule membranaire naturelle.
Ces sacs membranaires connaissent un grand succès et de nombreuses compositions cosmétiques en contiennent. Cela est dû en fait au pouvoir encapsulant remarquable et fortement dispersant qu’ils présentent pour des composés dont on verra plus loin qu’ils peuvent être lipophile ou hydrophile.

Les niosomes
On doit à Vanlerberghe et ses collaborateurs (1978) la découverte d’une famille de composés non ioniques, les lipopolyglycérols comportant une seule chaîne hydrocarbonée (chaîne C12-C18), ou niosomes, qui présentent le même type d’organisation que les phospholipides. Cette équipe s’intéressait depuis plusieurs années au développement d’agrégats à pouvoir encapsulant et semi-perméable, analogues aux systèmes membranaires naturels. La préparation de dispersions de niosomes dans l’eau a permis, par marquage au glucose, de confirmer leur pouvoir encapsulant et fortement hydratant.

Pierre Le Perchec
Les molécules de la beauté, de l’hygiène et de la protection
, CNRS Editions/Nathan

Pour en savoir plus...

   Origine des liposomes et des vésicules

 Origine des niosomes

 
 
   
        © CNDP

Formation des liposomes

Les liposomes, vecteurs des produits cosmétiques
 


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