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Kératine vue
au microscope électronique
Grains de mélanine
vus au microscope

Glande sébacée
sous l'épiderme

La peau âgée
perd sa capacité à retenir l'eau
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La
peau représente 10 % de la masse du corps humain. Elle doit sa
souplesse et sa résistance aux couches tissulaires qui la constituent.
D'une épaisseur de moins de cinq millimètres, le derme et
l'épiderme contiennent les molécules naturelles de la protection
(kératines), de la couleur (mélanines)
et de la nutrition (polyglucosides, lipides, vitamines).
Lépiderme,
couche externe de la peau, mince d'un dizième de millimètre,
assure limperméabilité de la peau et sa résistance.
L'épiderme se renouvelle toutes les quatre semaines environ par
l'élimination des cellules mortes superficielles.
Dans le derme,
couche épaisse et charpente de la peau, se cachent toutes les structures
vivantes : les vaisseaux sanguins, les follicules pileux, les fibres de
collagène et délastine,
les glandes sudorales et les glandes sébacées. Ces dernières
sécrètent le sébum, une
substance graisseuse et acide, indispensable à la lubrification
de la peau et à sa protection contre de nombreuses bactéries.
L'hypoderme,
zone sous-cutanée, est un tissu graisseux lobulé constitué
d'adipocytes (cellules graisseuses). C'est un matelas protecteur, isolant
thermique et réservoir énergétique (lipides,
acides gras).
Les tissus structurants de la peau (conjonctif, cornéen et fibroplasmique)
sont les premiers responsables de notre apparence. C'est en partie sur
eux qu'agissent les produits cosmétiques. Parmi leurs constituants,
les collagènes, les élastines et les kératines jouent
tous un rôle important dans l'évolution des tissus.
C'est l'absence de kératine chez le bébé qui provoque
le rougissement de la peau. Chez l'adulte, les structures mélaniques
se développent sous l'action du rayonnement solaire et entraînent
le brunissement.
La peau ne présente pas la même morphologie selon l'endroit
du corps : plus ou moins élastique, moite ou sèche, plus
ou moins consistante, poreuse, pâle ou hâlée. C'est
à son rôle protecteur que l'on doit les callosités
et le teint buriné. De même, le système pileux est
inégalement réparti et a une fonction de régulation
dans la production du sébum. La capacité d'autoréparation
de la peau est surprenante : après une blessure elle se reconstruit
aisément.
La peau est un photoprotecteur efficace ; elle assure aussi la thermorégulation
de l'épiderme par rétention ou élimination d'eau.
Grâce à la production continue d'un film hydrolipidique de
surface, la peau constitue une barrière contre la pénétration
des agents microbiens et mycosiques.
Grâce aux très nombreux récepteurs sensoriels et à ses multiples innervations, la peau recueille et transmet au cerveau les informations sensorielles.
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