Coupe de peau
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Derme envahi par des kératinocytes

 



 

 



La relation que l’homme entretient avec le soleil varie en fonction des modes et du temps. Sous l’ancien régime (XVIe-XVIIIe siècle), les femmes se cachaient des rayons solaires pour satisfaire à la mode de l’époque : avoir une peau blanche et laiteuse. Au contraire, le XXe siècle est marqué par le désir de bronzer. Les lampes bronzantes et crèmes autobronzantes prolifèrent. Mais que peut-on dire de l’action du soleil sur notre peau ?

Les rayons solaires couvrent une large gamme de longueurs d’onde allant de l’infrarouge (IR) à l’ultraviolet (UV). Les longueurs d’ondes responsables du bronzage se situent dans les UV. On compte trois types d’UV : les UVA, les UVB et les UVC.

Lors d’une exposition au soleil, la surface de la peau réfléchit une partie des rayons UV. Le rayonnement résiduel est diffusé et absorbé en partie par les cellules de la peau engendrant le bronzage. On distingue le bronzage instantané du bronzage à retardement. Le premier est causé par l'action des UVA sur la peau. Celle-ci prend une teinte colorée au cours de l'exposition, mais retrouve graduellement sa teinte naturelle dans les quelques heures ou quelques jours qui suivent. Dans le cas du bronzage dit "à retardement", la peau met de deux à trois jours avant de se colorer. Ce type de bronzage peut persister plusieurs semaines, voire plusieurs mois. Il est dû à un accroissement de la production et de la distribution de pigment foncé. En outre, la peau s'épaissit.

 L’excès d’exposition aux UV peut conduire à trois types de lésions cutanées : les coups de soleil, le vieillissement prématuré de la peau et le cancer de la peau. Le coup de soleil est le plus connu et le plus immédiat des effets de l’excès du rayonnement ultraviolet sur la peau. Il s'agit d'une inflammation cutanée causée par un accroissement du débit sanguin sous la peau. Dans les 15 à 20 heures qui suivent l'exposition, la peau prend une coloration rouge vif. Elle devient douloureuse et est suivie le plus souvent d’une desquamation.

L'exposition répétée au rayonnement ultraviolet solaire cause éventuellement des lésions cutanées similaires à celles résultant du processus normal de vieillissement. La peau s'amincit par endroits et perd de son élasticité, alors que des plaques blanchâtres, des taches de rousseur et des rides font leur apparition. Ces changements peuvent se produire après de nombreuses années d'exposition.

La réaction de la peau soumise aux effets des UV varie énormément d'une personne à l'autre. Elle dépend de la pigmentation de la peau et de la capacité à bronzer. D’après la classification de Fitzpatrick, on répertorie six grands types de peau (phototypes).

Pour se prémunir des dangers du rayonnement solaire, il est recommandé de porter des vêtements protecteurs et des lunettes de soleil.
Les écrans solaires sont conçus pour réduire les effets des UV sur la peau. Ils contiennent des filtres chimiques et/ou minéraux qui atténuent les effets du rayonnement ultraviolet.

Les fabricants de crème solaire indiquent un facteur de protection solaire (FPS) sur l'étiquette de leurs produits. C’est un facteur de protection contre l’érythème, dont le spectre d’action s’étend des UVB jusqu’aux UVA. Le FPS est indiqué parfois sous le nom de IP (indice de protection). Le facteur de protection solaire est indispensable pour le choix d’une crème solaire.
Plus ce facteur est élevé, plus la protection solaire est grande. D’après les données de l’AFSSAPS :

* Un écran solaire doté d'un FPS de 6 à 14 assure une protection faible.
* Un écran solaire doté d'un FPS de 15 à 29 assure une protection moyenne.
* Un écran solaire doté d'un FPS de 30 à 59 assure une haute protection.
* Un écran solaire doté d'un FPS supérieur à 60 assure une protection très haute.

L’efficacité d’une crème solaire, pour limiter les méfaits des ultraviolets sur la peau, nécessite qu’elle soit renouvelée toutes les deux heures (mais son utilisation ne doit pas inciter à augmenter l’exposition solaire !).

L'exposition à certains produits chimiques peut sensibiliser la peau vulnérable au rayonnement ultraviolet par le biais d'un processus appelé photosensibilisation. Il s’agit de certains antibiotiques ingérés avant exposition ou, chez certaines personnes, d’un simple contact cutané avec des psoralènes présents dans certains légumes ou fruits  (figues, agrumes…).


Compléments bibliographiques

Pour en savoir plus...

  Le filtrage UV

Les anti-UV


Voir aussi

  La chimie des autobronzants

  La chimie des cosmétiques : la photoprotection de la peau

 

 

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