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Pourrait-on
revoir des périodes de glaciation ?
Les variations du climat font
intervenir différentes échelles de temps.
On sait quil existe des périodes régulières
de glaciation (cycle de Milankovitch), avec des cycles denviron
125 000 ans et ce depuis plus dun million dannées.
Il ny a donc pas de raison logique pour que cette périodicité
ne continue pas.
A plus court terme, la question est qualitativement différente,
car les modifications peuvent être liées à lactivité
de lhomme.
Quelles
sont les conséquences de leffet de serre et de lindustrialisation
sur ces phénomènes ?
Quand on analyse la courbe
de croissance du CO2 dans latmosphère, on observe une croissance
très rapide, presque exponentielle, qui a commencé au 19ème
siècle.
Les variations de concentration, mesurées dans les bulles dair
des glaces polaires, étaient à peu près nulles avant
le 19ème siècle.
Le fait daugmenter le CO2 dans latmosphère fait augmenter
leffet de serre, cest-à-dire lemprisonnement
du rayonnement émis par la Terre.
On sait aujourdhui que cela va avoir des effets sur léquilibre
thermique de laTerre et sur le rayonnement.
Si on double la concentration de CO2, les calculs montrent que la variation
du rayonnement est très faible, de lordre de 4 W/m2. mais
on pense que cette augmentation de CO2 va entraîner des variations
de température, car ce démarrage de laugmentation
de la température va être suivi dune augmentation de
lhumidité de latmosphère. Leau va ainsi
piéger encore davantage le rayonnement, donc la température
va augmenter.
Le flux de chaleur en provenance du Soleil qui arrive à la surface
de la Terre est en moyenne de 150 W/m2.
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Quest-ce qui fait
que la pression du CO2 augmente ?
(Extrait du film "Qu'est-ce qui fait les climats")
La
pression du CO2 augmente car on en rejette dans latmosphère (charbon,
pétrole, circulation automobile
). Le CO2 est un gaz qui existe en
très petite quantité dans latmosphère, mais le fait den rejeter
fait augmenter la quantité de gaz, donc sa pression. En effet, la moitié
du CO2 injecté dans l'atmosphère par suite de l'activité humaine est absorbée
par l'océan et la biosphère, l'autre moitié, elle, s'accumule d'année
en année dans l'atmosphère.
Quels
sont les moyens dont on dispose pour étudier les climats dans le
temps ?
Il en existe de deux types
1) lobservation
Pour les climats récents, les chercheurs disposent dobservations
dans les carottes des sédiments. Les sédiments du fond des
océans, comme les sédiments lacustres, enregistrent létat
de la végétation ou de la biosphère dune époque
précise et permettent de remonter à des informations sur
la température et donc le climat.
(Extrait du film "Qu'est-ce qui fait les climats")
Dans les calottes polaires à la surface de
la neige, quand elle tombe au sommet des calottes polaires, se piègent,
au fur et à mesure de la transformation de la neige en glace, des
petites bulles dair que lon peut analyser quand on fait un
échantillonnage de carottes. Sur la coupe représentée,
on voit en noir les petites bulles dair piégées à
lintérieur de la glace. On sait dater approximativement cette
neige et donc mesurer la quantité dair et sa composition
à une époque donnée, remonter à la nature
de cet air et à la température de lépoque.
Cest ainsi que lon a pu voir quil y avait moins de CO2
avant la période industrielle et ce depuis les milliers d'années
que dure le climat interglaciaire dans lequel nous nous trouvons. Ceci
a également montré que la quantité de gaz présent
en faible quantité (tels le CO2, le CH4,
) a varié
entre les périodes froides (glaciaires) et chaudes (interglaciaires).
2) la modélisation
Les modèles permettent de prévoir ce qui se passe et, dans
la mesure où ils ont bien représenté l'ensemble des
mécanismes qui interviennent dans le fonctionnement du climat,
de prévoir l'évolution du climat lorsque les conditions
changent. On va faire varier le CO2, la température,
pour
voir les effets de ces anomalies sur le climat. On fait de même,
par exemple, pour étudier la déforestation et ses effets
potentiels sur le climat.
(Extrait du film "Qu'est-ce qui fait les climats")
On compare ici les températures simulées dans une atmosphère
sans changement de CO2 et une atmosphère où on injecte 1%
de CO2 par an, pour arriver à doubler la concentration en 100 ans.
Sur la figure de gauche on voit la température qui évolue
chaque mois et sur la figure de droite la différence de température
entre les deux simulations. Au début de la simulation, dans les
premières années, la température entre les deux simulations
est très semblable. On voit essentiellement à gauche les
variations saisonnières, températures chaudes en été,
froides en hiver sur les continents, très peu de variations sur
les océans.
On voit également une température qui varie dune année
sur lautre, ceci étant dû à la variabilité
du climat.
Il y a un moment où lon arrive à avoir une grande
quantité de CO2 injectée dans latmosphère.
A ce moment, la variation entre les deux simulations correspond alors
à un échauffement plus fort sur les continents, en comparaison
avec les zones océaniques (échauffement lié à
l'augmentation de l'effet de serre).
Existe-t-il un véritable
réchauffement de l'atmosphère et ce phénomène
est-il temporaire?
On observe depuis quelques
années une augmentation très faible (de l'ordre de 0,5°C)
de la température sur Terre. On croit de plus en plus que cette
augmentation est corrélée avec l'augmentation de CO2 de
l'atmosphère. Même si l'on arrêtait maintenant les
émissions de CO2, cette augmentation va petit à petit réchauffer
les océans et l'on va voir cette augmentation de température
évoluer et continuer pendant 50 ou 100 ans.
Est-ce que l'élevage
intensif joue un rôle dans l'effet de serre?
Le CO2 n'est pas le seul gaz
à effet de serre que l'homme injecte dans l'atmosphère,
il y a également par exemple l'ozone et le méthane (qui
a proportionellement augmenté beaucoup plus que le CO2 dans l'atmosphère).
Les origines du méthane sont diverses : des pertes de méthane
vers l'atmosphère se produisent depuis les systèmes d'extraction
de gaz industriels (oléoducs
); la production de méthane
par les rizières et comme la population augmente, en particulier
dans les pays asiatiques, la surface des rizières et l'intensification
des cultures se traduisent par des émissions plus importantes de
CH4. Les émanations de CH4 par le bétail, qui augmentent
parallèlement à l'augmentation de la population, entrent
pour beaucoup dans les rejets de CH4. Tous ces phénomènes
se cumulent : la quantité de CH4 dans l'atmosphère a plus
que doublée depuis le siècle dernier.
Le méthane est cependant moins "ennuyeux" que le CO2,
car si l'on arrête de produire du CO2 maintenant (ce qui est actuellement
économiquement impossible), ce gaz va rester dans l'atmosphère
pendant encore longtemps (50 à 100 ans) avant de disparaître
dans l'océan. Le méthane est quant à lui un gaz beaucoup
plus instable dans l'atmosphère : en environ 10 ans il reviendrait
à des taux acceptables.
Pour voir la quantité de CH4 émis diminuer, quelques changements
seraient envisageables : modifier le type d'agriculture dans les rizières
par exemple, mieux maîtriser les fuites au niveau des oléoducs
Quel est le rôle de
l'océan dans la régulation de la quantité de gaz
carbonique dans l'atmosphère?
Le CO2 est un gaz qui se dissout
facilement dans l'eau, donc dans l'océan. L'océan prend
l'eau de surface plus riche en CO2, l'emporte vers des régions
plus profondes où il sera stocké temporairement. C'est cet
énorme réservoir de CO2 de l'océan profond qui empêche
l'augmentation du CO2 de l'air d'être aussi rapide que prévu.
Où se situent les
principaux trous de la couche d'ozone et pourquoi se situent-ils à
ces endroits?
(Extrait du film
"Qu'est-ce qui fait les climats")
Le trou dozone correspond à une très forte
diminution de la couche dozone qui a lieu sur les régions polaires,
chaque année, au début du printemps (lorsque le soleil se lève) et ce,
durant un à deux mois. Puis la couche dozone retrouve à cet endroit
progressivement pratiquement son épaisseur. Cela intervient à ce moment
et à ces latitudes car il y a à cet endroit des régions très froides où
se forment les nuages stratosphériques (en dessous de -80°C). Sur les
aiguilles de glaces de ces nuages ont eu lieu des réactions très lentes
durant la nuit polaire impliquant les CFC (chlorofluorocarbures). A larrivée
des premiers rayons solaires (printemps) un composé chloré se dégage qui
détruit la couche dozone. Dans la mesure où latmosphère au
dessus de lAntarctique est beaucoup plus froide (denviron
12°) quau pôle nord le mécanisme est plus important et la destruction
est plus intense. Le trou dozone se forme donc au dessus du continent
Antarctique entre septembre et octobre, alors quau dessus de lArctique
la couche dozone est simplement "mitée" (formation de
petits trous) entre février et mars.
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