| Evolution
du sulfate anthropique dans les couches d'été et d'hiver
(en trait plein) comparées aux inventaires
d'émissions anthropiques de SO2 (en tireté)
pour différentes régions sources en Europe.
La couche d’été (haut) est environ 10 fois
plus riche en sulfate que la couche d’hiver (bas). En effet, en
hiver la pollution émise reste confinée dans une couche
d’air dense, parce que froide, qui n’atteint pas les sommets : le site Vallot qui est situé dans la troposphère libre
où peu de pollution est injectée, voit un air peu chargé
en sulfate. L’alimentation de la troposphère libre se fait
alors à grande échelle d’où la similitude
de l’évolution temporelle entre les sulfates de la couche
d’hiver et l’émission de l’ensemble de l’Europe
de l’Ouest. Ce n’est pas le cas en été où
le chauffage solaire initie une forte convection et les couches riches
en sulfate s’élèvent jusqu’à plusieurs
milliers de mètres. La troposphère libre est alors alimentée
par les émissions d’origine plus régionale, d’où
la similitude de l’évolution temporelle entre les sulfates
de la couche d’été et les émissions anthropiques
des pays limitrophes des Alpes. Contact : S.
Preunkert.
|