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Problématique scientifique et objectifs
La mission première de l’observatoire H+ est de maintenir et
de coordonner un réseau de sites expérimentaux capables
de fournir des données (chroniques, expériences long terme,
…) pour la compréhension du cycle de l’eau et
des éléments transportés dans les aquifères
souterrains, afin de développer des outils de
gestion des ressources en eaux souterraines.
Cet outil expérimental doit permettre de fédérer
et de dynamiser les recherches en hydrogéologie
au niveau national.
Le couplage mesures/théories/modèles est une
mission fondamentale de l’observatoire H+, la
modélisation, à quel niveau qu’elle soit, étant
un outil indispensable à la prédiction. L’observatoire
a pour vocation de créer un lien
pérenne entre les équipes de recherche intéressées
par les aspects théoriques, numériques ou
expérimentaux des transferts en milieu hétérogène.
Il a aussi pour mission d’établir un partenariat
entre la recherche fondamentale et les
utilisateurs in fine – bureaux d’études, régie de
l’eau –, avec des actions de formation prévues
sur l’exploitation de la ressource et la prévention
des risques environnementaux.
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Stratégie et paramètres mesurés
L’observatoire H+ est articulé autour de 5
outils :
• Les sites hydrogéologiques : c’est le coeur
de l’observatoire avec 3 sites complémentaires
en termes de milieu géologique, d’exploitation, et
d’objectifs de recherche (Poitiers, Cadarache et
Ploemeur). Tous sont des aquifères extrêmement hétérogènes,
poreux et fracturés, avec une densité importante
de forages. H+ permet de développer les expérimentations,
d’assurer la cohérence des protocoles, de contribuer
au fonctionnement sur la durée, de mettre en réseau les
données et les instruments, et d’assurer leur mise à disposition
auprès de la communauté scientifique nationale.
• Les sites expérimentaux : souvent à proximité des
laboratoires de recherche, ils sont équipés d’un faible
nombre de puits dans des formations géologiques bien
caractérisées (Lavalette et Rennes). Leur fonction est de
tester et valider les développements technologiques
et/ou les procédures expérimentales.
• La base de données : elle doit pouvoir répondre à
l’objectif de l’observatoire qui est à la fois d’accumuler
une masse d’informations sur des objets complexes, et
permettre leur exploitation dans le cadre de validation des modèles prédictifs. Le développement de la base a
nécessité une réflexion globale sur la structure des données
potentiellement mobilisables autour d’un site.
• Les outils d’observation, de mesures et d’expérimentation : La capacité à obtenir des informations pertinentes
sur la structure du milieu et les flux est un élément clé
de la réussite de H+. La mise en commun d’outils performants
et le développement de nouveaux outils font
donc partie intégrante de l’observatoire. Ces principes
sont valables pour les données statiques, physiques ou
chimiques, les chroniques et l’expérimentation.
• Les rencontres de H+ : Les rencontres entre partenaires
permettent de discuter tous les aspects du développement
des sites (mesures, instrumentations, expérimentations,
base de données, ..), mais aussi d’aspects scientifiques
plus fondamentaux et notamment le lien entre
données et modèles.
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Coordinateur : Philippe DAVY :
Philippe.Davy@univ-rennes1.fr
Site web :
http://hplus.ore.fr
Laboratoire responsable et autres laboratoires impliqués :
Centre Armoricain de recherche en Environnement IFR CAREN / UMR Géosciences Rennes (P. Davy, O. Bour) ; UMR HYDRASA Poitiers (G.Porel) ; FR ISTEEM Montpellier (P. Gouze) ; IMFS Strasbourg ; IMF Toulouse ; IUEM Brest ; IFP Rueil-Malmaison ; BRGM, IRSN ; Universités de Birmingham, Edimbourg et Leeds (R.U.) ; Université du Maine (U.S.A.) ; Université d’Oviedo (Espagne) ; ETH Zürich (Suisse) ; Institut Weizmann (Israël) ; Université Polytechnique de Catalogne (Espagne) |
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