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Problématique scientifique et objectifs
L’objet de l’ORE REPER est l’écosystème des Pertuis
Charentais, dont il d’étudie les évolutions sous l’effet des
pratiques d’utilisation du milieu par l’homme et plusieurs
espèces animales, poissons et oiseaux, et des changements
naturels dans une optique de gestion durable de la
bande côtière. Dans cet écosystème fortement adapté par
l’homme, le triptyque environnement-ressource-exploitation
est indissociable. L’observation et l’interprétation du
fonctionnement de cet écosystème ne peuvent être séparées
des modes d’exploitation de la bande côtière qui
influencent directement les équilibres du système. Elles
nécessitent donc la contribution de disciplines des
sciences de la nature et des sciences humaines.
L’observation d’un écosystème requiert d’être conduite
sur une certaine durée, celle nécessaire pour plusieurs réalisation
du cycle le plus long. Comme pour tout écosystème,
le fonctionnement des Pertuis Charentais résulte
d’équilibres entre différentes variables d’état qui procèdent
de différentes échelles de temps et d’espace par le
biais de processus. Mais il a la particularité d’être manipulé
par les aménagements et les pratiques de l’homme.
Ceux-ci peuvent être assimilés à des expérimentations,
qui permettent d’analyser certains processus et de les
interpréter par des modèles. D’autres processus peuvent être analysés dans les installations expérimentales, microcosmes et mésocosmes, disponibles dans la zone, notamment à L’Houmeau et à La Tremblade. L’objectif est
d’aboutir à une description de l’ensemble intégrant les
apports des sciences de la nature et des sciences
humaines.
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Stratégie et paramètres mesurés
Dans les Pertuis Charentais se trouve le premier centre de
production conchylicole européen (Ré-Centre-Ouest et
Marennes-Oléron). C’est aussi une zone importante pour
les pêcheries marines, de nourricerie et de pêche. Ces
deux activités, conchyliculture et pêche, sont suivies en
priorité dans l’ORE REPER. Elles sont emblématiques de la
zone, de plus en plus marquée par le tourisme et les activités
de loisir.
Outre le thème traitant de la qualité de l’eau qui s’inscrit
dans une problématique d’effets des activités humaines et
de risque sur la santé publique et sur la biodiversité, les
autres actions concernent des compartiments à forte
diversité d’échelle de temps. L’hydrodynamique et l’évolution
de la topographie et des sédiments sont les deux éléments dont la description et la modélisation sont indispensables à tous les autres compartiments. L’échelon primaire
conditionne les réseaux trophiques et présente une
réponse rapide de quelques heures à quelques semaines,
mais intègre aussi la dérive climatique et l’évolution des
usages. Les invertébrés ont des temps caractéristiques de
quelques jours à quelques années pour leurs traits de vie
et ils ont la capacité de s’adapter aux fortes variations
journalières et saisonnières de l’environnement. Les vertébrés
sont plus ou moins capables d’éviter la zone si les
conditions de l’environnement sont défavorables et de s’y
déplacer pour se nourrir. Le dernier thème concerne les
déterminants socio-économiques de l’activité dans la
bande côtière et le bassin versant des fleuves qui débouchent
dans les pertuis.
Les grandeurs mesurées ou estimées dépendent de
chaque grand thème. La mise en place des procédures
d’assurance qualité par l’Ifremer depuis 1999 pour ses
réseaux de surveillance permet de garantir une fiabilité et
une traçabilité dans les prélèvements, les mesures et la
saisie. Des procédures similaires seront appliquées aux
programmes de recherche, permettant ainsi de qualifier
les résultats obtenus.
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