Dossier : Climat   
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CESOA : Cycle atmosphérique du Soufre aux moyennes et hautes latitudes Sud
Extrait de la Lettre du Changement global n°18 - Programme International Géosphère Biosphère (IGBP) - Programme Mondial de Recherches sur le Climat (WCRP) - Programme International «Dimensions Humaines» (IHDP) - Diversitas - Earth System Science Partnership (ESSP)



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Figure 1 – Présentation des sites de l’ORE CESOA
 

Problématique scientifique et objectifs

Les composés soufrés dans l’atmosphère suscitent un intérêt important car ils conduisent à la formation de l’aérosol sulfaté dont l’impact radiatif (direct et indirect), et donc climatique, est largement reconnu. De plus, ils sont à l’origine des luies acides. Loin des principales sources d’émissions anthropiques, les régions australes offrent une possibilité unique d’étudier la composante naturelle du cycle du Soufre associée à la production de Diméthyle sulfure (DMS) par le phytoplancton marin. Ces régions, par ailleurs très peu documentées, sont de plus potentiellement très sensibles à un réchauffement climatique.

Les objectifs de l’ORE CESOA portent sur :
• l’observation des composés sur le long-terme (rétroaction au changement global)
• l’étude de la variabilité interannuelle de ces composés et leurs relations avec les phénomènes de glace de mer ou ENSO
• l’études des processus d’oxydation aux hautes latitudes (utiles notamment pour la validation des modèles).

L’intérêt de l’étude de l’atmosphère des moyennes et hautes latitudes australes réside dans plusieurs critères :
• leur forte sensibilité climatique
• très peu de données (validation des modèles climatiques)
• enregistrement du climat passé (forages glaciaires
Antarctiques)
• réactivité chimique particulière.




Figure 2 – Variations inter annuelles des anomalies de Dymethyl Sulfure (DMS)


Figure 3 – Suivi journalier des composés soufrés à Dumont d’Urville
 

Stratégie et paramètres mesurés

Les mesures atmosphériques sont ainsi réalisées
• en zone source océanique aux moyennes (Amsterdam – Crozet) et hautes latitudes (Dumont d’Urville) (programmes IPEV, PNCA-CNRS) : - mesures quotidiennes d’aérosols depuis plus de 10 ans, ainsi que des mesures de pluies (moyennes latitudes) – (Sulfate, Acide Méthane Sulfonique) ; - mesures quotidiennes de gaz précurseurs depuis 1987 (Amsterdam), 1999 (Dumont d’Urville) : Diméthyle Sulfure (DMS), Diméthyle Sulfoxyde (DMSO) ; - mesures d’oxydants, initiées à Dumont d’Urville en 2004 : Ozone, Formaldéhyde. L’ensemble de ces mesures sont pérennes depuis 2002 dans le cadre de l’ORE.
• en zone centrale Antarctique (Dôme Concordia) : - mesures préliminaires d’aérosols en campagnes d’été, en attente de l’ouverture de la base en hivernage.

Coordinateur : Michel LEGRAND :
legrand@lgge.obs.ujf-grenoble.fr

Laboratoire responsable et autres laboratoires impliqués :
Laboratoire de Glaciologie et Géophysique de l’Environnement, CNRS/UJF (M. Legrand) ; Laboratoire des Sciences du Climat et de l’Environnement, CNRS-CEA/IPSL


 


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