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Problématique scientifique et objectifs
Le service d’observation IDAF labellisé ORE, opérationnel
depuis 1995, a pour objectif d’étudier l’évolution des concentrations
atmosphériques des gaz et des aérosols ainsi que
leurs dépôts atmosphériques secs et humides. Le SO IDAF est
fortement impliqué dans les observations à long terme de
l’expérience AMMA (LOP). Il fait aussi partie du réseau international
IGAC DEBITS assurant la comparaison de ses
mesures à d’autres écosystèmes tropicaux plus ou moins
anthropisés en Asie et en Amérique. Les objectifs scientifiques
concernent les différents domaines suivants.
Etude de la composition chimique de l’atmosphère
tropicale
L’objectif est de documenter l’évolution temporelle et spatiale
des concentrations de gaz et d’aérosols. L’analyse des
variations hebdomadaires, saisonnières et inter annuelles des
concentrations gazeuses (ozone, composés gazeux azotés et
soufrés) et de la masse totale associée à la composition chimique
de l’aérosol sera faite en relation avec les paramètres
climatiques (El Nino, Pluviométrie..) et avec l’évolution des
sources d’émissions. (anthropisation, désertification…). Ce
travail comprend à la fois une approche expérimentale et par
modélisation numérique.
Etudes des dépôts secs et humides
• Caractérisation à l’aide des mesures de qualité contrôlée
des dépôts secs et humides des composés atmosphériques
aux échelles régionales et globales: quantification
des dépôts secs gazeux et particulaires, des dépôts
humides par espèces chimiques.
• Recherche des facteurs et des mécanismes physiques et
chimiques clés qui régulent ces dépôts (interaction
gaz/aérosol/pluie, relation source/transport/dépôt…)
• Développement de paramétrisations afin d’intégrer ces mécanismes dans les
modèles numériques régionaux
et globaux de chimie
atmosphérique (échelle des
processus avec Méso NHmodule
de chimie ORISAM,
climat régional avec RegCMORISAM,échelle globale
avec TM4 - ORISAM).
Etude de l’impact radiatif de
l’aérosol
L’estimation de l’impact radiatif
direct des aérosols à l’échelle de
l’Afrique sera possible à partir
des mesures effectuées sur les
différents sites IDAF, des travaux
de modélisation avec les
modèles RegCM-ORISAM et
TM4-ORISAM et de données
complémentaires obtenues à
partir d’autres programmes : le
programme AMMA (inventaires
d’émissions et données obtenues
en EOP et SOP ; mesures
au sol, en avion et par lidar), le
service d’observation AERONET, le programme PICS-Afrique
du Sud et les futures missions satellitales (MODIS, AQUA
Train).
Estimation de l’impact sur les ressources naturelles :
eau, végétation et sol
Les modèles et les données IDAF fourniront des sorties
pour des études pluridisciplinaires (Acidification,
Végétation, Culture, Cycle N, Hydrologie, santé). Un lien étroit est établi avec les OREs BVET et CATCH pour estimer
la dynamique des apports atmosphériques avec pour
objectif de mieux connaître les termes d’entrée du bilan
hydro-biogéochimique et les mécanismes de transfert deséléments dans le système Sol-Végétation-Atmosphère.
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Stratégie et paramètres mesurés
Le réseau IDAF comprend 8 stations représentatives des
grands écosystèmes africains chacune sous la responsabilité
d’un PI scientifique africain. Les 3 stations d’ Afrique
du Sud sont coordonnées par l’Université de
Potschefstroom, les 5 stations d’Afrique de l’Ouest
Centrale (Cameroun, Bénin, Mali, Niger, Côte
d’Ivoire)(label ORE INSU/MEN) par le Laboratoire
d’Aérologie de Toulouse (LA). Un laboratoire central
d’analyses chimiques: LA et des collaborateurs (ESKOM,
LMTG) reçoivent les échantillons des sites de mesures.
Ces laboratoires participent au programme international
de contrôle de qualité et d’intercomparaison organisé deux fois par an par WMO (World Meteorological
Organization) :
• mesures intégrées sur le mois des concentrations
gazeuses par capteurs passifs(SO2, NO2, NH3, HNO3 et O3)
• composition chimique des aérosols et masse totale :
minéraux, carbonés et métaux traces. Echantillonnage hebdomadaire
de l’aérosol par classe de taille (PM2.5-PM10) et
mesure en continu du carbone suie (aethalomètre)
• composition chimique des précipitations.
Echantillonnage événementiel de la pluie pour analyse
chimique (pH, Conductivité, ions majeurs inorganiques
et organiques).
Les modèles Meso-NH-Chimie, RegCM et TM4 permettent
d’analyser et d’interpréter les données recueillies à différentes échelles d’espace et de temps. La base de données du service
d’observation est accessible sur le site http://medias.obsmip.fr/idaf/. Les organismes associés à IDAF sont l’IRD,
MEDIAS France, des Organismes et Universités Africaines.
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