|
|
Problématique scientifique et objectifs
L’ozone est un gaz qui se trouve majoritairement dans la
stratosphère, entre 10 et 50 km d’altitude. L’ozone stratosphérique
a un rôle très important car d’une part, il protège
les organismes vivants en filtrant le rayonnement
solaire UV et d’autre part, du fait de ses propriétés radiative,
il intervient dans l’équilibre thermique et participe à
l’effet de serre et donc au climat.
La stratosphère connaît d’importantes fluctuations d’origine
naturelle (échauffements stratosphériques, injection
d’aérosols volcaniques, variations du flux solaire,…), ainsi
que d’origine anthropique, ayant pour conséquence une
diminution globale et continue de la couche d’ozone
ainsi qu’une réduction saisonnière de cette couche particulièrement
fortes aux pôles (trou d’ozone).
Le réseau international de surveillance de la stratosphère
NDSC (Network of Detection of Stratospheric Changes), mis
en oeuvre en 1991, est soutenu par les agences scientifiques
nationales et internationales incluant la Commission
Internationale de l’Ozone, le Programme d’Environnement
des Nations Unies, et l’Office de la Météorologie Mondiale.
|
|
|
Stratégie et paramètres mesurés
Les mesures concernent la concentration
d’ozone et des espèces chimiques
qui interviennent dans la chimie de
l’ozone, les aérosols, les grandeurs
physiques liées à la dynamique de
l’atmosphère (température et vent) et
le rayonnement ultraviolet au sol.
L’instrumentation consiste en :
• sondes électrochimiques
embarquées sous des ballons
météorologiques. Elles permettent
des mesures de la concentration
d’ozone, de la température
et de la pression, dans un
domaine allant du sol jusqu’à
environ 30 km d’altitude
• spectromètres observant l’absorption
des rayonnements ultraviolet,
visible et infrarouge. Ils sont utilisés
pour déduire l’absorption de nombreux
gaz et donc leur concentration
intégrée dans une colonne
d’atmosphère
• radiomètres utilisés pour mesurer
le spectre UV solaire atteignant
le sol
• radiomètres opérant dans le domaine spectral des
micro-ondes adaptés pour la mesure de l’ozone et
d’autres gaz dans la moyenne et la haute stratosphère. Ils fournissent un profil vertical mais ont, toutefois,
une résolution spatiale limitée
• lidars (radars optiques) utilisant la diffusion par les
molécules et/ou les particules atmosphériques d’un
faisceau laser à impulsion émis verticalement. Ils permettent
de déterminer, par ciel clair, les profils verticaux
d’ozone, de température, de vapeur d’eau et des
aérosols avec une haute résolution spatiale.
|
Coordinateur : Philippe KECKHUT :
Philippe.Keckhut@aerov.jussieu.fr
Site web :
http://www.ipsl.jussieu.fr/services/Observations/fr/NDSC/Objectifs.htm
Laboratoire responsable et autres laboratoires impliqués :
Service d’Aéronomie / IPSL (P. Keckhut) ; Observatoire de Bordeaux ; Laboratoire de Physique de l’Atmosphère
(Université de la Réunion) ; Groupe de Spectrométrie Moléculaire et Atmosphérique (Université de Reims) ; Laboratoire
d’Optique Atmosphérique, (Université de Lille) ; Interactions Rayonnement Solaire et Atmosphère (Université Joseph
Fourier, Grenoble) |
|