|
Extrait de la Lettre
n°11 du Programme International Géosphère Biosphère-Programme
Mondial de Recherches sur le Climat (PIGB-PMRC)
1 - Typologie des stratégies de gestion de
la qualité des eaux (Cn, Cr, Cl, concentrations naturelles, recommandées
et limites acceptables). (Meybeck 2000)
2
- Cadre général de travail du Groupe eau du PIGB
.
|
|
Les systèmes fluviaux
sont exposés à deux types de changements globaux majeurs
: le changement de climat et les changements directs liés à
lutilisation des terres et de leau. Le groupe Eau interdisciplinaire
du PIGB a été créé en 1998 pour coordonner
et promouvoir la recherche effectuée au sein du Programme sur le
rôle des fleuves, lacs, zones humides, estuaires, eaux souterraines
et zones côtières les systèmes aquatiques continentaux
dans le fonctionnement biogéochimique de la planète.
Le groupe Eau met laccent sur les changements des flux, des
concentrations et des modes de transfert de leau, des particules,
du carbone et des nutriments tels que lazote, le phosphore et la
silice, ainsi que dautres descripteurs de la qualité des
eaux, comme les métaux et les polluants organiques persistants,
ne sont pas écartés. Une approche multidisciplinaire est
nécessaire puisque les problèmes liés à leau
concernent à la fois les systèmes naturels et les systèmes
sociaux ; elle requiert la participation de toutes les composantes du
PIGB et la coopération avec dautres programmes internationaux
tels que IHDP.
La
place des systèmes aquatiques continentaux dans le changement global
Les systèmes aquatiques continentaux sont définis ici à
partir du point où les précipitations atteignent la surface
terrestre jusquau mélange complet des fleuves et des eaux
souterraines avec les eaux marines (pour les régions exorhéiques)
ou jusquà leur évaporation complète pour les
bassins fermés (régions endorhéiques). La limite
aval de ce domaine est donc variable dans le temps et dans lespace
et inclut ce qui est communément défini dans le PIGB comme
la zone côtière.
Les systèmes fluviaux sont exposés à deux types de
changements globaux majeurs : le changement de climat et les changements
directs liés à lutilisation des terres et de leau,
tels que lendiguement et la canalisation des rivières, lagriculture,
lirrigation et les transferts deau, les industries et mines,
lurbanisation et laugmentation de population (tableau 1).
Des impacts multiples sur les processus physiques, hydrologiques, chimiques
et biologiques affectent les niveaux et les flux des matériaux
transportés par la rivière, la disponibilité des
ressources aquatiques continentales, et le fonctionnement des biotopes
aquatiques, tant dans leur distribution spatiale que temporelle. La plupart
de ces impacts sont aujourdhui observés à léchelle
mondiale. Certains dentre eux sont récents, comme la présence
de polluants organiques persistants. Dautres sont beaucoup plus
anciens, cest le cas des impacts résultant de lagriculture
sur les systèmes fluviaux. Linfluence du changement de climat
sur les réseaux fluviaux et les flux des rivières est une
particularité permanente et importante de la dynamique de la surface
terrestre à léchelle des temps géologiques.
Laccélération actuelle des variations de climat due
aux activités anthropiques peut aboutir à une réponse
rapide de toutes les eaux continentales.
Les impacts humains directs sur les écosystèmes aquatiques
sont plutôt régionaux ou locaux, mais peuvent aboutir à
de nombreux problèmes globaux (tableau 1 et encadré).
|
Des
changements régionaux aux changements globaux sur les écosystèmes
aquatiques continentaux
La modification dramatique
décosystèmes : quelques exemples
Le fleuve Amu Darya et la mer dAral ne sont pas les seuls
écosystèmes aquatiques continentaux dramatiquement
affectés par la modification du régime découlement
des rivières ; le Nil (drainant 2,8 M km2), le
Colorado (0,6 M km2), ne déversent pratiquement
plus deau, de nutriments ou de sédiments dans la zone
côtière. Actuellement, les plus grands fleuves du monde
sont déjà influencés par dimmenses barrages
et/ou des dérivations de leau (Colombie, Missouri,
Rio Grande ; Orenoque, Parana ; Volta, Niger, Nil, Orange, Zambèze
; Indus, Huang He, Chiang Jiang, Ob, Yenissei, Sir Daria ; Volga,
Don, Dniepr, Danube ; Murray). Cela aboutit à un dépôt
global et à un piégeage des sédiments et du
carbone organique particulaire fluviaux estimé à 20
% et à un temps de transfert global de leau des fleuves
retardé dune année pour de nombreux systèmes
fluviaux, ce qui affecte beaucoup la morphologie fluviale. De plus,
beaucoup de systèmes fluviaux sont aussi chenalisés
pour la navigation.
Les réservoirs artificiels
Actuellement, la surface totale des réservoirs est estimé
à 500 000 km2 et leur volume à 6 000 km3. Lartificialisation
du cours des fleuves et la rupture de leurs connections longitudinales
sont maintenant très répandues dans lHémisphère
Nord, où elles ont déjà affecté la biodiversité
des systèmes aquatiques, particulièrement pour les
espèces de poissons.
Azote, Phosphore et Silice
A la suite de sources multiples de pollutions, les apports fluviaux
à la zone côtière dazote inorganique et
de phosphore ont déjà été multipliés
à léchelle globale par un facteur 2,5 et 2,
respectivement, tandis que la silice dissoute est en diminution
en raison de leutrophisation des systèmes fluviaux
comme sur le Mississipi et le Danube. Dans certaines régions,
comme en Europe de lOuest, les flux dazote et de phosphore
ont déjà augmenté dun ordre de grandeur.
Mercure, Cadmium, PCBs
Bien que moins documentées, des tendances analogues sont
très probables pour certains métaux toxiques tels
que Hg et Cd et dans une moindre mesure pour Zn et Pb. De nombreux
polluants organiques persistants tels que les PCBs, les HAPs et
même le DDT, encore fabriqué et utilisé dans
certains pays, sont maintenant détectés dans les systèmes
aquatiques continentaux.
La demande en eau
Dans les 25 prochaines années, la demande moyenne en eau
va croître dun facteur 1,4 à 2,9 pour les pays
développés et de 3 à 10 pour les pays en voie
de développement. Lirrigation est le principal usage
et la principale consommation de leau à léchelle
de la planète ; dans les régions les plus arides,
il faut 50 ha de terres irriguées pour nourrir 1000 habitants
: la superficie totale des terres irriguées devrait passer
de 2,54 à 3,3 M km2 dici 2025. Lorsquil
existe, lusage municipal de leau est très hétérogène,
de 10 à 500 litres par jour et par habitant. Globalement,
déjà 61% de leau utilisée (3 750 km3.an-1)
est consommée, cest-à-dire évaporée,
ce qui correspond à une diminution de plus de 5% des apports
deau continentale aux océans, et à un pourcentage
beaucoup plus élevé pour certaines mers régionales
comme la Méditerranée.
|
|
Environmental
state changes
|
Major
Impacts
|
Global
issues
|
| |
A
|
B
|
C
|
D
|
E
|
F
|
G
|
1 - Climate
change
and land cover change |
development of non-perennial
rivers |
|
+
|
+
|
+
|
+
|
+
|
+
|
| segmentation of river
networks |
|
|
|
|
+
|
+
|
|
| development of extreme
flow events |
|
+
|
|
|
+
|
+
|
+
|
| changes in wetland distribution |
+
|
+
|
+
|
+
|
|
+
|
+
|
| changes in chemical weathering |
|
|
|
+
|
|
|
+
|
| changes in soil erosion |
|
|
|
+
|
|
+
|
+
|
| salt water intrusion in
coastal ground waters |
|
+
|
|
|
|
|
|
| salinization through evaporation |
|
+
|
+
|
|
|
+
|
|
| 2 - Land use
change |
wetland filing or draining |
|
|
+
|
+
|
|
+
|
|
| *change in sediment transport |
|
|
|
+
|
+
|
|
+
|
| alteration
of first order streams |
|
|
|
|
+
|
+
|
|
| **nitrate and phosphate
increase |
+
|
|
+
|
+
|
|
|
+
|
| pesticide increase |
+
|
|
+
|
|
|
|
+
|
3 - River
damming
and channelization |
nutrient and carbon retention |
|
|
|
+
|
|
|
+
|
| *retention of particulates |
|
|
|
+
|
+
|
|
+
|
| loss of longitudinal and
lateral connectivity |
|
|
|
|
|
+
|
|
| creation of new wetlands |
+
|
|
+
|
+
|
|
+
|
|
4 - Irrigation
and
water transfer |
partial to complete decrease
of river fluxe |
|
|
|
|
+
|
+
|
+
|
| salinization through evaporation |
|
+
|
+
|
|
|
|
|
5 - Release
of industrial
and mining wastes |
*heavy metals increase |
+
|
|
+
|
|
|
|
|
| acidification of surface
waters |
|
|
+
|
|
|
+
|
|
| **salinization |
+
|
|
+
|
|
|
+
|
|
6 - Release
of urban
and domestic wastes |
**eutrophication |
+
|
|
+
|
+
|
|
+
|
+
|
| development of water-borne
diseases |
+
|
|
|
|
|
|
|
| organic pollution |
+
|
|
+
|
|
|
+
|
|
| **persistent organic pollutants |
+
|
|
+
|
|
|
|
+
|
A : human
health,
B : water availibility,
C : water quality,
D : carbon balance,
E : fluvial morphology,
F : aquatic biodiversity,
G : coastal zone impacts. Only the major links between issues and
impacts are listed here
* illustrated in this issue,
** planned to be covered in future issues of this journal. |
Tableau 1 : Principaux
impacts du changement global sur les systèmes aquatiques continentaux
et leurs conséquences
Les
activités du groupe IGBP
Le but principal du Groupe Eau est de comprendre le rôle des écosystèmes
aquatiques continentaux dans les cycles biogéochimiques globaux
et comment les flux de matériaux qui leur sont associés
(eau, sédiments, nutriments, polluants) sont influencés
ou sensibles aux changements globaux du climat et de lutilisation
des terres, au cours du passé géologique récent,
du présent et den prévoir lévolution
future.
En considérant les multiples facettes de ce but, les activités
du PIGB actuel dans ce domaine, et les moyens encore limités du
Groupe Eau, six questions essentielles ont été retenues
:
.
1) Quels sont les stocks actuels, concentrations et flux de particules
véhiculées par les systèmes deau douce à
locéan (depuis latmosphère aux écosystèmes
terrestres et au travers des systèmes socio-économiques).
2) Comment différencier linfluence de la variabilité
naturelle et celle due aux perturbations humaines sur les stocks et flux
deau et de matériaux transportés par leau ?
Jusquà quel point les hommes ont ils affectés ces
flux globaux ?
3) Comment les processus biogéochimiques affectent ces flux à
travers les systèmes aquatiques continentaux ?
4) Quels aspects des processus aquatiques et flux biogéochimiques
sont les plus sensibles aux changements futurs ?
5) Jusquà quel point les changements de concentrations et
de flux affectent-ils les fonctions des écosystèmes aquatiques,
lusage et la durabilité de la ressource en eau ?
6) Jusquà quel point les changements des flux aquatiques
continentaux globaux affectent-ils le fonctionnement de la planète
?
Ces questions concernent principalement les nutriments (N, P, Si) et le
carbone, qui sont, parmi les éléments transportés
en solution comme en suspension, les mieux documentés. Dautres
types de matériaux comme les métaux lourds et les polluants
organiques persistants seront aussi pris en compte.
Un ensemble de besoins dopérationnels et de recherche a été
identifié pour la réalisation de ces objectifs, incluant
:
- la génération de bases de données,
- létablissement de typologies globales des systèmes
aquatiques,
- la modélisation des flux et processus,
- le couplage de la réponse biogéochimique au développement
socio-économique,
- lutilisation des archives environnementales pour démêler
les impacts anthropiques directs du changement global.
Bases
de données
Le succès du Groupe Eau va beaucoup dépendre du développement
de base de données à léchelle globale, établie
à des résolutions appropriées (30 à
1° constituent un premier objectif). Certaines bases de données
ont déjà été développées par
IGBP-LOICZ, Unesco-IHP, GEMS WATER, UNEP/WHO et par ILEC (Int. Lake Envir.Committee,
basé au Japon).
Les données socio-économiques sont ici essentielles, elles
doivent être générées au niveau déchelles
appropriées (au moins sur une maille de 100 000 km2) et non pas
agrégées par divisions politiques, particulièrement
pour les plus grands pays excédant 1 M km2 car elles
peuvent être très hétérogènes, en ce
qui concerne lusage du sol, la densité de population, la
demande et lusage de leau.
Certains objectifs précis ont été identifiés
: (i) des bases de données globales à long terme sur les
débits fluviaux (> 50 années de mesure), les flux de
matières en suspension (> 20 années), la composition
chimique des eaux (> 20 années), (ii) lintercomparaison
détudes locales dans lesquelles lévolution des
flux deau et de matières a été couplée
à lévolution socio-économique des bassins,
(iii) le développement de techniques de mesures in situ et en continu
et/ou par télédétection concernant le bilan hydrique
(précipitations, évapotranspiration, humidité du
sol) et la qualité du système aquatique (particules en suspension,
pigments, matière organique dissoute)..
Typologies
De nombreuses typologies seront développées pour décrire
et cartographier (i) le couplage entre les flux deau et des éléments
associés à léchelle globale, (ii) les relations
entre ces circulations et les facteurs socio-économiques. Le premier
jeu de typologies concerne les données géochimiques en fonction
de la lithologie, du relief, du climat, des sols et de la végétation,
de la structure du réseau fluvial, etc
Le deuxième
jeu concerne les altérations de ce couplage géochimique
par les activités humaines (voir tableau 1). Les forçages
socio-économiques concernent la production économique, les
politiques environnementales et leur application effective, ainsi que
le développement historique des pressions humaines et de leurs
impacts. Les constantes de temps des réponses environnementales
et sociales vont de la journée à plusieurs centaines dannées,
cest un des aspects critiques de ces typologies. Un exemple de typologie
des stratégies de gestion de la qualité des eaux est donné
à la Figure 1.
Modèles
De nombreux modèles devront être élaborés pour
reconstituer et prédire les flux, sources et puits deau et
des matériaux associés, particulièrement pour les
matériaux les plus réactifs comme les nutriments et le carbone
ou pour les matières particulaires qui ne sont pas transférées
de façon continue au travers des systèmes aquatiques continentaux.
Ces modèles peuvent être statiques ou dynamiques. Les plus
complexes comprennent des modèles dapport par sous-bassins
en prenant en compte lusage des sols, les processus biogéochimiques
propres aux systèmes aquatiques, les transferts hydriques et sédimentaires.
Une fois calibrés sur la période actuelle, ces modèles
peuvent être utilisés pour reconstruire lévolution
passée des systèmes, en utilisant les archives environnementales
pour la validation, ou pour prédire leur évolution en fonction
des scénarios de changement global et des pressions humaines directes
. De tels modèles existent déjà à léchelle
locale (bassins de 104 à 105 km2) pour le carbone organique
et les nutriments et sont en développement pour les échelles
régionales (106 km2). Dautres modèles,
basés sur des régressions multiples, ont déjà
été établis à léchelle globale.
Archives
environnementales
Dans les systèmes aquatiques environnementaux, elles sont constituées
de tourbe, de sédiments déposés dans les lacs, plaines
dinondation, zone côtière et, pour lenregistrement
le plus récent, dans les réservoirs. Leur analyse fournit
des indications sur les changements de climat, sol et végétation
existant dans les bassins fluviaux. Certaines peuvent aussi fournir des
informations sur les apports atmosphériques, les variations de
pH, leutrophisation, les sources et mode dapport du sédiment.
Les eaux souterraines, sous certaines conditions favorables, peuvent aussi
fournir des archives climatiques et/ou environnementales. Enfin, les carottes
prises dans les glaciers continentaux sont largement utilisées
pour, par exemple, reconstituer les apports à longue distance de
polluants atmosphériques.
Cadre
général du groupe Eau dans le PIGB
Le Groupe Eau concerne la plupart des composantes du PIGB (Figure 2) depuis
latmosphère jusquaux océans. Lévolution
passée des systèmes aquatiques continentaux due au changement
climatique et au changement dusage des sols seront couverts par
PAGES à différentes échelles de temps allant du siècle
à plusieurs millénaires. LIGBP-DIS sera utilisé
pour générer et répartir les nombreuses bases de
données produites par le Groupe Eau. IGBP-GAIM et START pourront
développer des outils spécifiques et des programmes de formation
pour intégrer la gestion de leau en tenant compte des problèmes
locaux et globaux.
La typologie des bassins fluviaux entreprise par BAHC sera couplée
à celle de la zone côtière développée
par LOICZ. BAHC termine la réalisation dun CD-ROM réunissant
des données hydrologiques et de qualité des eaux réunies
pour plusieurs centaines de bassins par le programme GEMS-Eau du PNUE/OMS
(GEMS-GLORI) avec des informations géographiques à 30
de chaque bassin (environ 50 couches de données) élaborées
à lUniversité du New Hampshire.
En 2000, les deux premiers ateliers organisés par le Groupe Eau
ont eu lieu au siège du PIGB à Stockholm et à lINSTAAR
de lUniversité du Colorado à Boulder. Le premier a
été loccasion dune discussion générale
entre les représentants de toutes les composantes du PIGB sur la
dégradation générale des systèmes aquatiques
sous les impacts humains, le second concernait les transferts actuels
et passés de sédiments des continents vers les océans.
A linitiative de PAGES, la première réunion de LUCIFS
qui se consacre à lévolution passée des systèmes
fluviaux depuis le début de lagriculture, sest tenue
à Bonn en Mars 2000.
Le Groupe Eau du PIGB est aussi le lien avec les autres programmes ou
institutions concernés par les problèmes de ressources en
eau et dapports fluviaux à léchelle globale
comme GESAMP, piloté par Unesco-IOC, GEMS-Water, piloté
par lOMS, le PHI de lUnesco, les programmes SCOPE phosphore,
silice et azote, lIUCN et le WWF, Diversitas, Global Water Initiative,
HELP. La spécificité du Groupe Eau est de considérer
léchelle globale en combinant limpact du changement
climatique et celui lié aux activités humaines. Les activités
et les produits développés devraient constituer des contributions
appréciées par les autres programmes internationaux et/ou
être élaborés avec leur collaboration.
Des liens particuliers devraient être établis avec lIHDP
(International Human Dimension Programme) : la dimension sociale et sociétale
a été relevée expressément dans plusieurs
activités de BAHC, PAGES et de LOICZ : si lHomme peut largement
influencer les systèmes aquatiques continentaux, en retour leur
modification peut largement limiter son développement économique
et social.
En France, dans de nombreux programmes coordonnés, on trouve des
activités de recherche qui entrent dans les objectifs du Groupe
Eau PIGB, par exemple dans les anciens programmes DBT, PEGI et PIRAT,
dans le programme interdisciplinaire sur lenvironnement et la société
(PIREVS), par exemple sur les bassins de la Garonne, la Loire et la Seine.
La plupart des grands organismes de recherche français sont impliqués
dans ces études comme le CNRS, lINRA, lIRD (ex ORSTOM),
le Cemagref et les universités. Cependant, depuis la disparition
du groupement inter-organismes de recherche sur leau (GIP-Hydrosystèmes),
il ny a plus de forum à léchelle nationale où
puissent être discutées et coordonnées les recherches
qui relèvent du domaine du Groupe Eau PIGB. Quelques exemples de
ceux ci sont présentés dans ce volume, dautres suivront.
Signalons enfin quen novembre 1999, une grande conférence
sur les grands systèmes fluviaux sest tenue à Manaus
par les scientifiques de lIRD et leurs collègues brésiliens
travaillant sur lAmazone ; ces comptes rendus seront publiés
dans un volume spécial de " Hydrological Processes ".
Contact :
Michel Meybeck
Responsable du groupe Eaux IGBP
Laboratoire de Géologie Appliquée
UMR 7619 SISYPHE
(CNRS - Univ - Mines de Paris)
Univ. P. et M. Curie,
4 place Jussieu, 75252 Paris, cedex 5
meybeck@biogeodis.jussieu.fr
|