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| Dossier : Climat | |
Le défi de la modélisation du climat Hervé Le Treut |
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Texte extrait de :
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Létude de notre environnement planétaire, au cours des dernières décennies, a été marquée par lapparition dun outil de compréhension, danalyse, et, dans certains cas, de prévision, entièrement nouveau : la modélisation numérique. Cest la disponibilité dune puissance de calcul sans précédent, coïncidant avec lapparition de moyens dobservation spatiale de la planète entièrement nouveaux, qui a permis cette émergence rapide. Lidée de prédire lévolution de lécoulement atmosphérique, elle, est déjà ancienne. Elle date au moins des années 20, quand le mécanicien anglais L.F. Richardson imaginait un système - resté à létat de projet - où plusieurs milliers dopérateurs humains, rassemblés dans un immense amphithéâtre, coopéraient à la réalisation dune prévision du temps sous la conduite dun chef dorchestre. Les modèles numériques ont donc bénéficié à leur début de concepts scientifiques déjà établis, et dès les années 50, lEniac, premier ordinateur installé au Mit, était utilisé par J. Charney et ses collègues pour des applications météorologiques. Dans les années 60, de vrais modèles globaux de la circulation générale de latmosphère étaient développés par Y. Mintz et A. Arakawa à Ucla, par J. Smagorinski et S. Manabe au Gfdl à Princeton. En France les premiers modèles atmosphériques ont été développés au cours des années 70, au Cnrs et à Météo-France. Lusage de ces modèles a dès le début été double : prévoir le temps à échéance de quelques jours, et comprendre les mécanismes fondamentaux qui régulent le climat de notre planète et ses variations à plus long terme. Limportance de la prévision météorologique explique en partie pourquoi les modèles océaniques, qui nont pas été poussés par un même besoin opérationnel, se sont développés avec quelques années de retard sur leurs cousins atmosphériques (voir larticle de C. Le Provost). |
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