|
| |
En dessous de 0°C leau
devient solide doù la présence de glaces sur
les continent (glaciers et calottes), sur les océans (banquise),
et de neige. Les calottes de glace, qui recouvrent le continent
Antarctique et le Groenland, sont épaisses de plusieurs
milliers de mètres;
la glace de mer (banquise) qui couvre les hautes latitudes, elle,
na que 3 m d épaisseur. La fusion des calottes
entraînerait une montée des mers de 60 m (Antarctique)
et 6 m (Groenland), lensemble des glaciers de quelques
décimètres
(à titre indicatif, la disparition de lensemble des
autres glaciers alpins ne contribuerait quà 1 mm);
par contre la disparition de la banquise, elle, ninfluerait
pas sur le niveau des mers. Neiges et glaces ont un rôle important
climatiquement.
La formation de la glace libère de la chaleur, la fusion elle,
en absorbe. Dans le système climatique, cette propriété
aboutit à ce que formation et fusion de glace (et de la neige)
constituent un volant thermique tempérant les écarts
climatiques: le refroidissement se trouve retardé par la formation
en hiver, et le réchauffement se trouve également retardé
par la fusion en été.
Un autre aspect important de la couverture neigeuse du sol, ainsi
que celle de la couverture glacée (banquise) de la mer, est
le rôle disolant thermique. En hiver, un sol couvert de
neige se refroidit beaucoup moins quun sol dénudé
(doù sa grande importance pour la vie végétale
et animale); de la même manière locéan polaire
se refroidit moins durant la nuit polaire, à cause de sa couverture
totale par la banquise, que sil était constamment déglacé.
Enfin neiges et glaces, par leur couleur proche du blanc, renvoient
les rayons solaires (le coefficient de réflexion varie de 50%
pour la vielle neige, à près de 90% pour la neige fraîche),
empêchant ceux-ci dapporter de lénergie au
sol (énergie qui serait alors employée dune part
à chauffer le sol, dautre part à évaporer
leau du sol). Cet aspect illustre le rôle damplificateur
que peut jouer la couverture neigeuse dans un changement climatique
: ainsi par exemple en cas de réchauffement, la couverture
neigeuse diminue, permettant aux rayonnements solaires de mieux chauffer
la surface terrestre, ce qui accentue le réchauffement climatique.
Conjointement à lélévation de 0,6°C
sur les océans et de 1°C sur les continents au cours du
XXème siècle, les estimations indiquent que la couverture
neigeuse aurait diminuée de 10% entre 1966 et 1998 sur lhémisphère
nord, et que la date de calage (disparition des glaces) des lacs aurait
avancer de plusieurs jours au printemps.
|
|
|