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La température qui règne à la surface de la Terre
(surface des océans et des continents) résulte dun
équilibre entre chauffage et refroidissement . Sil ny
avait pas datmosphère, le chauffage de cette surface serait
principalement assuré par le rayonnement solaire et son refroidissement,
par lémission dun rayonnement infrarouge. La présence
de latmosphère modifie ce refroidissement. Celle-ci laisse
en très grande partie passer le rayonnement solaire alors quelle
absorbe très fortement le rayonnement infrarouge émis par
la surface terrestre.
Vapeur deau, nuages et dioxyde de carbone principalement absorbent
à 95% ce rayonnement et le réémettent, dune
part vers la surface de la Terre et dautre part vers lespace.
Ainsi la surface de la Terre se trouve chauffée, en plus du rayonnement
solaire par un rayonnement infrarouge émis par le ciel : ce mécanisme
de réchauffement supplémentaire est appelé "Effet
de serre". Sur Terre il a pour conséquence daugmenter
la température moyenne de la surface de la Terre denviron
33°C. Cette surface est en moyenne à 15°C alors que la
température moyenne de la planète qui, elle, résulte
uniquement du chauffage solaire est de 18°C.
Maîtriser
l'impact de l'activité humaine sur le climat : engagements internationaux,
européens et nationaux
Rencontre nationale
de la recherche scientifique du 21 mai 2001 sur l'effet de serre - Ministère
de la recherche
Température
moyenne à la surface de la Terre et effet de serre
Le nom de ce mécanisme vient de la serre des jardiniers dans laquelle
il fait beaucoup plus chaud quà lextérieur :
de la même manière que latmosphère, le verre,
transparent aux rayons solaires, absorbe fortement le rayonnement infrarouge
émis par le sol. Cependant si ce mécanisme contribue au
réchauffement, une autre cause importante de réchauffement
est liée au fait que lair chaud reste emprisonné dans
la serre.
Depuis plusieurs décennies lactivité humaine a pour
conséquence de modifier latmosphère, en particulier
en augmentant les gaz à effet de serre : gaz carbonique (CO2),
méthane (CH4), oxyde nitreux (N2O), ozone
troposphérique (O3) et gaz de la famille des CFC
(chlorofluorocarbone, gaz de synthèse responsable de lattaque
de la couche dozone).
Ainsi depuis le milieu du 19ème siècle, la concentration
en CO2 a augmenté de 30%, celle de CH4 a
plus que doublé.
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