Cycle de l'eau et réservoirs
  L’eau de l'hydrosphère




Vue de la Terre prise par le satellite METEOSAT montrant la vapeur d'eau contenue dans l'atmosphère terrestre.
© CNRS/Météosat



La banquise dans l’Antarctique. La banquise se forme sous l’action des courants océaniques et du vent.
© CNRS/JR Petit


Océan Atlantique, région côtière de la Namibie en Afrique australe. Groupe de Cormorans à marée basse.
© CNRS/A.R. Devez




Cascade sur le ruisseau le Merdanson sur le site des Cartayroux dans les Monts d’Aubrac dans l’Aveyron.
© CNRS/J.M. Dreuillaux



Étang de la Brenne, région dite " aux mille étangs ", dans le Berry.
© CNRS/ C. Pieau

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


 

 

Grâce aux conditions particulières de température et de pression qui règnent sur Terre, l’eau y est présente dans ses trois états : sous forme de vapeur d’eau dans l’atmosphère qui enveloppe la planète, sous forme liquide sur la surface et dans la croûte terrestre mais aussi au sein de tous les organismes vivants, ou encore figée en glace aux pôles ou aux sommets des hautes montagnes. C’est ainsi que l’on distingue quatre grands réservoirs d’eau dans l’hydrosphère : les mers et océans, les eaux continentales (superficielles et souterraines), l’atmosphère et la biosphère.

Pour nous qui vivons depuis notre naissance dans cet environnement, cela paraît aller de soi. Pourtant cette situation est unique dans le système solaire où la Terre est la seule planète à posséder de l’eau liquide.

La présence de toute cette eau est très importante. Liquide, elle contribue de manière essentielle au façonnement de notre planète, creusant les vallées, érodant les reliefs. Elle a permis l’apparition de la vie et demeure encore indispensable à son maintien. Sous forme de vapeur d’eau dans l’atmosphère, elle forme un écran qui protége les organismes vivants du rayonnement ultraviolet solaire. En atténuant, le jour, le rayonnement solaire reçu par la Terre et en empêchant, la nuit, le rayonnement infrarouge émis par la Terre de s’échapper dans l’espace, la vapeur d’eau garantit une stabilité de la température terrestre. Elle assure enfin le transfert de chaleur entre les océans, l’atmosphère et les continents.

Qu’elles courent ou qu’elles dorment, qu’elles soient calmes ou grondantes, les eaux superficielles sont un véritable enchantement des sens. Elles confèrent à notre planète une grâce unique qui nous ravit. Ces eaux de surface sont de loin les plus abondantes, en particulier les mers et océans qui recouvrent les trois quarts de la surface du globe. Contrairement parfois aux apparences, ces eaux ne sont jamais immobiles. Elles circulent en permanence, en surface sous l’action des vents, et plus en profondeur sous l’effet des courants marins générés par les différences de température et de salinité des eaux. Elles bougent aussi avec le flux et le reflux des marées. Les eaux de surface, ce sont aussi tous les cours d’eau qui dévalent les pentes et glissent au fond des vallées jusqu’aux mers qui les accueillent, ainsi que les lacs, étangs, mares et marais, plus calmes, plus étales.



Les méandres de la Garonne, l’un des six grands fleuves français.
© CNRS/J. Joachim


Certaines de ces eaux sont douces, d’autres sont salées. La salinité des eaux provient de leur capacité à dissoudre les sels minéraux contenus dans les roches (voir le chapitre Propriétés). Les mers et les océans surtout sont salés du fait de l’apport permanent de sels dissous par les rivières et de l’évaporation importante de l’eau. Certains lacs sans exutoire sont également salés.

Loin de notre regard, les eaux souterraines quant à elles, issues de l’infiltration des eaux de pluie, forment nappes ou cours d’eau souterrains. Pour la plupart, elles circulent à plus ou moins grande profondeur et grande vitesse dans la croûte terrestre et ressortent à l’air libre dans le cours d’une rivière ou sous la forme de sources jaillissantes. Quelques-unes cependant ne circulent pas du tout : elles sont emprisonnées dans la roche, parfois depuis très longtemps.


 

   
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