Cycle de l'eau et réservoirs
  Les lacs





Le lac de Candle-Lake à Saskatchewan au Canada.
© CNRS/J. Y. Pontailler

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Le lac Tchinchuai au Tibet.
© CNRS/F. Gasse

 

Les lacs se forment lorsque les eaux qui coulent le long des pentes, cours d’eau ou eaux de ruissellement, rencontrent un obstacle, une contre-pente, qui les empêche de poursuivre leur course. Les eaux envahissent alors la dépression ainsi créée formant des étendues d’eaux parfois immenses, à tel point que certains grands lacs sont appelés des mers comme la mer Caspienne avec ses 371 000 kilomètres carrés de superficie.
Ces dépressions sont dues le plus souvent aux creusements des sols réalisés par d’anciens glaciers. C’est le cas du lac Supérieur, du lac Léman et des millions de lacs de toutes tailles du Canada, de la Scandinavie et de la Russie. D’autres résultent de barrages naturels souvent dus à des dépôts glaciaires, laissés il y a 10 000 ans (les lacs de Nantua et d’Annecy, par exemple), mais aussi parfois à des éboulements, à des coulées de laves de volcans ou même à des volcans (le lac Chambon). D’autres encore sont dus à des déformations tectoniques de l’écorce terrestre comme les lacs Baïkal et Tanganyika. Il existe enfin des lacs de cratères comme les lacs Pavin et de la Godivelle en Auvergne.

Des lacs, il en existe donc partout dans le monde, et à toutes les altitudes, même s’ils sont particulièrement nombreux dans les régions subpolaires et de montagne. Tous ne sont pas alimentés par un cours d’eau. Certains ne reçoivent que des eaux de ruissellement, tandis que d’autres sont essentiellement alimentés par des eaux souterraines. Mais tous sont capables de stocker l’eau quant il y en a, en période de forte pluviosité ou de fonte des glaciers, et de la rendre aux cours d’eau, quant elle manque, au moment de la saison la plus sèche. Comme les eaux souterraines, ils permettent en cela de réguler les flux. C’est l’une des raisons pour lesquelles certains barrages ont été construits : ils permettent en effet de retenir, sous la forme de grands lacs artificiels, d’énormes quantités d’eau qu’ils peuvent lâcher au moment voulu.

Comme les mers et les océans, les lacs alimentés par des cours d’eau reçoivent en permanence quantité d’alluvions et de sels dissous. Par nature, si rien n’est fait, de tels lacs sont condamnés à être progressivement comblés par ces alluvions qui s’accumulent progressivement sur leurs fonds. Les sels dissous peuvent également s’accumuler dans certains lacs. Cela se produit lorsque l’évaporation est intense par rapport aux entrées d’eau : au cours de l’évaporation en effet, seules les molécules d’eau s’échappent dans l’atmosphère, laissant les composés dissous dans les eaux du lac où leur concentration augmente alors. Les eaux de la Mer Morte en particulier sont les eaux les plus salées du globe, neuf fois plus salées que celles des océans.

En terme de réserve, les lacs d’eau douce ne sont pas suffisamment nombreux pour constituer une réserve d’eau importante. A l’exception de l’un d’eux cependant, le lac Baïkal : il est si profond qu’il contient le cinquième de tout le volume d’eau douce superficielle disponible dans le monde, ce qui en fait le plus grand réservoir superficiel d’eau douce liquide de la planète.


 

   
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