Cycle de l'eau et réservoirs
  Des stocks restreints

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  L'eau de l'hydrosphère

   Les eaux douces

 

Il n’est pas facile de chiffrer le volume total des eaux terrestres.

Les seules quantités d’eau qu’il est aujourd’hui possible d’estimer sont celles contenues dans les quatre grands réservoirs de l’hydrosphère, que sont les mers et océans, les eaux continentales (superficielles et souterraines), l’atmosphère et la biosphère. Les volumes les plus difficiles à évaluer sont ceux des eaux souterraines de la croûte terrestre, dont les estimations varient suivant les auteurs en fonction de l’épaisseur de croûte qu’ils considèrent.

Aucune estimation fiable n’est en revanche disponible pour l’eau contenue dans le manteau terrestre.

Les stocks sont les volumes d’eau présents à un instant donné dans un réservoir donné. Ils donnent en quelque sorte une image instantanée des volumes d’eau disponibles.
Les stocks des différents réservoirs terrestres sont donnés dans le tableau ci-dessous (d’après L’eau, Ghislain de Marsily, Dominos Flammarion, 1995). Les volumes sont exprimés en kilomètres cubes. Un kilomètre cube est le volume d’un cube de 1 kilomètre de côté, c’est-à-dire qu’il équivaut à mille milliards de litres.

Les réservoirs

Les stocks

Océans

1 350 000 000

Eaux continentales

35 976 700

Glaciers

27 500 000

Eaux souterraines

8 200 000

Mers intérieures

105 000

Lacs d’eau douce

100 000

Humidité des sols

70 000

Rivières

1 700

Atmosphère (humidité de l’air)

13 000

Biosphère (cellules vivantes)

1 100

 

 

 

 

 

 

 

 

 



Au total, il y a donc à l’heure actuelle 1 385 990 800 kilomètres cubes d’eau dans l’hydrosphère. Cependant, la plus grande part de cette énorme quantité d’eau provient des océans qui constituent le réservoir le plus important de la planète mais dont les eaux sont salées.

Les eaux douces de la planète, c’est à dire celles dont la salinité est inférieure à 3 grammes par litre, ne représentent que 3% en volume de toute l’eau de l’hydrosphère et encore toute cette eau n’est-elle pas disponible, la majeure partie étant gelée aux pôles. Le volume des eaux douces directement utilisables est finalement d’environ 9 millions de kilomètres cubes, dont la plus grande part consiste en eaux souterraines.

En conséquence, malgré les impressionnantes quantités d’eau présentes sur notre planète, nous ne pouvons disposer de fait pour notre consommation que d’une part infime de toute cette eau. Mais il ne faut pas oublier que l’eau circule en permanence entre les différents réservoirs : ainsi, même si les stocks sont limités, certains sont en permanence renouvelés.


 

   
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