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Tous
les polluants ne présentent pas les mêmes risques pour
les écosystèmes
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Un milieu aquatique est
dit pollué lorsque son équilibre a été
modifié de façon durable par lapport en quantités
trop importantes soit de substances plus ou moins toxiques, dorigine
naturelle ou issues dactivités humaines, soit encore
deaux trop chaudes.
Ces pollutions peuvent entraîner divers types de nuisances
: augmenter la mortalité de certaines espèces animales
ou végétales jusquà parfois les faire
disparaître, altérer leurs capacités physiologiques,
détériorer la qualité de leau au point
de la rendre impropre à certains usages, comme lalimentation
humaine.
Tous les polluants ne présentent pas les mêmes risques
pour les écosystèmes.
Certains notamment sont biodégradables.
Riche en espèces animales et végétales et en
micro-organismes, un écosystème est naturellement
capable de transformer et déliminer, en partie ou en
totalité, les substances biodégradables quil
reçoit et dassurer ainsi le maintien de son équilibre
et de la qualité de ses eaux (voir le chapitre Écosystèmes
aquatiques continentaux). Mais, si labondance de ces substances
dépasse un seuil critique, ses capacités d'auto-épuration
ne suffisent plus : lagent polluant ne peut plus être
éliminé assez rapidement ; il saccumule, rompant
progressivement léquilibre dynamique naturel du milieu
aquatique, et peut même devenir toxique. On dit alors quil
y a pollution.
Dautres agents polluants, comme les plastiques, les métaux
et certains pesticides,
ne sont pas ou peu biodégradables : le processus d'auto-épuration
est alors inopérant et ces substances saccumulent dans
lécosystème, intoxiquant les espèces
vivantes qui les ingèrent. Certaines de ces substances, de
surcroît, comme les métaux lourds ou les pesticides,
saccumulent dans les organismes, se concentrant dans certains
tissus ou organes à des doses parfois bien supérieures
à celles mesurées dans leau, un phénomène
appelé " bio-accumulation " .
Cette accumulation, qui samplifie à chacun des maillons
de la chaîne alimentaire, peut prendre parfois une ampleur
inquiétante. Un seul exemple : au plus fort de la pollution
du Clear Lake, en Californie, alors que les taux de résidus
de DDT (un des premiers pesticides utilisés) atteignaient
0,8 microgramme
par litre dans leau, on en trouvait, 5 microgrammes par litre,
dans les algues et le plancton,
100 microgrammes par kilogramme dans les poissons, 5 350 microgrammes
par kilogramme dans les muscles des pélicans et des cormorans,
et jusqu'à 161 000 microgrammes dans leur graisse !
Il n'est pas toujours facile d'identifier les sources de pollution
ni destimer leurs effets respectifs, qui dépendent
à la fois de la nature et de la concentration du polluant
et de lécosystème considéré, les
phénomènes en jeu étant fort complexes. Il
est donc souvent difficile de déterminer, pour chaque substance
toxique, une concentration maximale acceptable pour un écosystème.
Il nexiste dailleurs aucun consensus sur les seuils
à ne pas dépasser. Dans les rares cas où les
lois fixent des normes, celles-ci varient selon les pays.
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