Dégradations
 L’état de santé des milieux aquatiques continentaux






Le fleuve Congo

 

 


Rejets de sédiments du Rhône

 

Aujourd’hui, bien rares sont les régions du monde épargnées et les milieux aquatiques continentaux non pollués.

On estime ainsi que la moitié des fleuves et des lacs européens et nord-américains est gravement polluée. Moins connue, la situation dans les pays en développement ne serait pas meilleure. Selon les experts du Conseil mondial de l'eau, dans un rapport élaboré pour le deuxième Forum mondial de l'eau (mars 2000, La Haye), seuls " deux des principaux fleuves mondiaux peuvent être qualifiés de sains : l'Amazone et le Congo " . Au total, 20 % des espèces aquatiques ont disparu au cours des dernières années ou sont menacées d'extinction.

Pollués de leur source à leur embouchure, les fleuves déversent ensuite les produits toxiques qu’ils transportent dans les mers et les océans. En outre, environ 60 % de la population mondiale vit le long des côtes dont les rejets perturbent profondément les milieux côtiers et marins. En conséquence, si les grands océans, bien que pollués en surface restent encore propres en profondeur, la plupart des mers sont très polluées, car dans ces milieux fermés l’effet de dilution n’est pas aussi important que dans les océans.

Quant aux nappes phréatiques, bien qu’alimentées uniquement par infiltration, elles ne sont pas épargnées : les polluants peuvent mettre longtemps à les atteindre, mais y demeurer des dizaines d'années si la circulation de l’eau est lente. Leur pollution n’est donc pas immédiate, mais son effet est plus durable et difficilement réversible.



 

   
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