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Le réchauffement
climatique tant annoncé pourrait bien avoir lieu. Cette question
semblait faire lunanimité parmi les centaines dexperts
du monde entier réunis lors du Comité intergouvernemental
des Nations unies sur les changements climatiques (IPCC) le 19 février
2001.
La température de lair a en effet augmenté en
moyenne de 0,6°Celsius au cours du XXe siècle.
Cela peut sembler très faible et pourtant : seulement 7°Celsius
séparaient la période glaciaire qua connue notre
planète il y a 20 000 ans, de celle plus chaude quelle
a connue il y a 7000 ans ! Les premières conséquences
de ce réchauffement sont déjà visibles : diminution
de 10 % de la couverture neigeuse dans lhémisphère
Nord depuis les années 1960, recul des placiers de montagne,
élévation de 10 à 20 centimètres du
niveau des océans au cours du XXe siècle,
augmentation des précipitations, des inondations ou des sécheresses,
dégel du pergélisol
Aujourdhui, quasiment tous les scientifiques saccordent
à imputer lessentiel de cette évolution sur
les dernières décennies du XXe siècle
aux gaz à effet
de serre produits par les activités humaines. Le
principal responsable est le gaz
carbonique qui représente 70 % des émissions,
puis vient le méthane.
Leur concentration dans latmosphère narrête
pas daugmenter depuis le début de lère
industrielle : depuis 1750, la concentration en gaz carbonique a
augmenté de 31 % et celle en méthane de 150 %.
Une partie de ces gaz reste dans latmosphère et le
reste est absorbé par les océans et les végétaux.
Si aujourdhui, létat des connaissances scientifiques
et les modèles utilisés par les climatologues ne permettent
pas de faire de prédictions fines à léchelle
régionale, ils permettent de prédire globalement à
léchelle de la planète les grandes évolutions
auxquelles il faut sattendre. Or, les prévisions sont
alarmistes : un réchauffement de 1,4 à 5,8°Celsius
est en effet prévu dici à la fin du XXIe
siècle, la plus forte augmentation quaura connue la
Terre depuis environ 10 000 ans.
Mais ne nous y trompons
pas. Notre planète sera plus chaude mais deviendrait aussi
plus humide. Les modèles prévoient que la nouvelle
répartition des pluies accentuerait encore les inégalités
existantes : les régions équatoriales recevraient
plus deau, contrairement aux régions subtropicales
et méditerranéennes dont la sécheresse augmenterait
et dont les ressources hydriques diminueraient. Finalement, les
pays les plus fragiles vis-à-vis de leurs ressources en eau
le deviendraient encore davantage.
En outre, les scientifiques prévoient dici à
2100 la fonte partielle ou totale des glaciers, 98 % dentre
eux étant actuellement en régression., et une élévation
moyenne du niveau des océans comprise entre 9 et 88 centimètres.
Si rien nest fait, certaines modifications pourraient devenir
irréversibles au-delà de la deuxième moitié
du XXIe siècle. Le seul moyen de freiner cette
évolution est de réduire les émissions des
gaz à effet de serre.
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