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Prélèvements
d'eau aux rapides du Djoué sur le fleuve Congo en Afrique
équatoriale. Ces prélèvements doivent permettre
de comprendre les variations de la composition chimique d'un grand
fleuve.
Prélèvements d'eaux près du lac de barrage
de Tucurui sur le fleuve Tocantins de la Serra de Trucara au Brésil.
Ces prélèvements doivent permettre de comprendre les
variations de la composition chimique de tels plans d'eau.
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Un
écosystème
est avant tout un système dynamique, il naît, il se
développe, il meurt. Ce nest pas un système
stable, figé dans un état qui serait le seul état
viable pour lui. Cest un système qui évolue
naturellement et en permanence sous leffet de perturbations
naturelles, un système dont on peut même dire quil
ne survit que grâce à ces perturbations. Les crues,
par exemple, sont indispensables au maintien des cours deau
car elles permettent un rajeunissement des végétations
riveraines, un remaniement des fonds qui évite leur envasement,
ainsi quune régulation de la dynamique des populations.
Ces perturbations sont dailleurs un facteur de maintien de
la biodiversité : en leur absence, le phénomène
de compétition entre espèces peut en effet devenir
prépondérant et permettre à lune delles
de prendre le dessus.
Lévolution dun écosystème nest
pas régulière, elle se fait par à-coups. Sous
leffet dune perturbation, lécosystème
change détat. Puis il se met à évoluer
progressivement de façon plus ou moins rapide, vers un nouvel
état d'équilibre, processus dont il sortira comme
rénové. Parfois cependant, l'écosystème
peut perdre cette aptitude à retrouver un état déquilibre,
on dit alors quil perd sa capacité de résilience.
Cela se produit lorsque la perturbation est trop importante, lors
de certaines pollutions graves par exemple, et que les seuils dits
d'irréversibilité sont dépassés.
La capacité dépuration des écosystèmes
peut ainsi être outrepassée. Celle-ci est en effet
limitée car le processus de dégradation des matières
organiques par les bactéries
aérobies
est lent et ce dautant plus que la teneur en
oxygène
du milieu aquatique est faible ou quil fait froid. La matière
organique non dégradée a donc une tendance naturelle
à saccumuler. Mais que ce cumul devienne trop important
et le milieu nest plus à même de tout dégrader
et de réaliser ainsi son auto-épuration : léquilibre
naturel est rompu.
Un tel surcroît de matières organiques biodégradables
peut provenir de lapport naturel mais excessif de nutriments,
ou du rejet par les sociétés humaines deffluents
riches en de telles substances. Il peut aussi être la conséquence
dun déficit "naturel" en oxygène dissous
de certains écosystèmes, lequel ralentit le processus
de biodégradation. Ce type de déséquilibre
sobserve facilement par exemple dans les marais dont les eaux
stagnantes sont peu oxygénées.
Des modifications irréversibles des écosystèmes
aquatiques peuvent également survenir lorsque trop de substances
toxiques pour les espèces vivantes sont introduites dans
ces écosystèmes, provoquant une raréfaction,
voire une disparition de certaines espèces fragiles. Lintroduction,
intentionnelle ou non, de nouvelles espèces peut aussi être
à lorigine de profondes modifications de lécosystème.
Pour bien comprendre comment évolue un écosystème
aquatique, il faut connaître les mécanismes subtils
qui président à son fonctionnement. Ceux-ci sont globalement
connus, mais dune extrême complexité en raison
dinteractions multiples et changeantes dans lespace
et dans le temps. Ceci oblige à des études minutieuses
prenant en compte lhistoire de lécosystème
et ses particularités locales.
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