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L’eau potable est soumise
en France à la réglementation précisée par le Code de la Santé Publique.
L’État,
par l’intermédiaire du Ministère chargé de
la santé, organise le contrôle sanitaire des eaux
d’alimentation. Dans ce cadre, il inspecte les installations
de production, de traitement et de distribution d’eau et
vérifie la qualité de l’eau utilisée
puis distribuée.
Les résultats du contrôle sanitaire de la qualité de l’eau potable
dans chaque région sont disponibles
en ligne.
Le rapport "L'eau
potable en France. Bilan 2005-2006" fait le
point sur la qualité de l'eau potable:
en 2006:
- 310 000 prélévements
ont été réalisés dans le cadre du contrôle
sanitaire
- 96 % des prélévements ont été conformes aux
critères
bactériologiques
- 98 % des contrôles sur les nitrates ont été conformes à la
réglementation
- 97,7 % des contrôles sur le plomb ont été conformes à la
réglementation
- 99,3 % des contrôles sur le fluor ont été conformes à la
réglementation.
En raison de la pollution
diffuse des ressources par les nitrates, un
contrôle
régulier de la qualité des eaux
est organisé avant leur mise en distribution : plus de 54 000 mesures ont
ainsi été réalisées
en 2006 sur près
de 20 000 installations de production. La limite de qualité de 50 mg/l est respectée
pour 98 % des contrôles.
Les non-conformités affectent essentiellement les petites unités de distribution
alimentées
par des eaux souterraines.
En application de la directive
98/89/CE, le plomb est désormais mesuré au robinet des consommateurs,
afin de tenir compte de l’exposition individuelle. 97,7 % des mesures effectuées
en 2005 et 2006 sont conformes à la limite de qualité de 25 micro g/l.
Conformément aux recommandations de l’Organisation mondiale de la santé, cette
limite de qualité
sera abaissée à 10 micro g/l à la fin de l’année 2013. 94 % des mesures
réalisées
respectent déjà ce futur seuil.
Le fluor est un élément dont la présence dans l’eau est principalement
d’origine naturelle. Bénéfique à faible
dose, le fluor peut engendrer des effets sur la santé en cas de présence trop
importante dans l’eau. Un contrôle
régulier est donc effectué, afin de vérifier le respect de la limite de qualité fixée à 1,5
mg/l.
En 2006, 99,3 % des mesures ont été conformes. Seules 57 installations
de production ont délivré une eau ayant été au moins
une fois non conforme au cours de l’année 2006. Ces installations, qui produisent
principalement une eau d’origine souterraine, sont souvent de faible capacité.
La dureté de l’eau
est un indicateur de la minéralisation de l’eau qui correspond à la teneur
en calcium et en magnésium. Même si la dureté de l’eau peut être source de
désagrément (dépôt de calcaire, etc.),
la présence de calcium et magnésium est bénéfique pour l’organisme. De plus,
une eau trop douce peut favoriser la dissolution des métaux des canalisations
d’eau. 9,8 % des eaux produites sont très douces,
16,7 % sont douces, 51,6 % sont moyennement dures et 21,9 % très dures.
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