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    Eau potable
Le cycle de l’eau de consommation
L’eau brute destinée à la consommation humaine est prélevée dans un cours d’eau ou une nappe d’eaux souterraines. Elle est ensuite acheminée vers une usine de production d’eau potable où elle subit divers traitements physiques, chimiques et biologiques. Rendue potable, elle est distribuée aux consommateurs. Après usage, elle est recueillie pour être conduite vers les usines de dépollution des eaux usées, avant d’être enfin rendue à la nature.

Ce cycle subi par l’eau du fait de son usage par les sociétés humaines se décompose en cinq grandes étapes : le captage, le transport, la production d’eau potable, la distribution, puis la collecte et la dépollution des eaux usées.


 

 








 

 

 

 

 Ce cycle de l’eau de consommation nécessite d’énormes infrastructures. Pour alimenter en eau l’ensemble de la population française, pas moins de 40 000 captages, 700 000 kilomètres de canalisations, et près de 16 000 usines de production d’eau potable sont en effet nécessaires. À ceci, il faut encore ajouter les installations de collecte et de dépollution des eaux usées, soit 180 000 kilomètres de canalisations et 12 000 usines de dépollution. À l’évidence, seuls les pays riches peuvent se doter de tels équipements qui font grandement défaut à ceux qui n’en disposent pas.

À chaque étape de ce cycle, la qualité de l’eau est contrôlée par les traiteurs d’eau et les pouvoirs publics : l’eau brute prélevée et celle effectivement fournie aux usagers après traitement doivent toutes deux être conformes aux normes en vigueur.
En Europe, la fréquence des contrôles est réglementée par les pouvoirs publics de chaque pays. En France, ces contrôles sont d’autant plus fréquents que les volumes d’eau distribués sont grands. Dans les agglomérations importantes, plusieurs contrôles sont quotidiennement effectués et certains paramètres constamment suivis. En revanche, les petits villages, qui ne sont d’ailleurs généralement contraints qu’à deux ou quatre contrôles annuels, ne peuvent offrir le même suivi pour d’évidentes raisons de coût. La qualité de l’eau est donc à priori plus fiable dans les grandes villes que dans les campagnes.

   
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