Préservation
   Faire payer

 

 

La technologie ne pouvant à elle seule remédier au gaspillage et à la pollution des ressources en eau, lorsque l’appel au sens civique ne suffit pas, l’instauration de taxes et de redevances peut jouer un rôle majeur dans la limitation des abus.

Pour inciter les acteurs de l'eau (traiteurs, distributeurs et surtout utilisateurs) à modérer leur consommation et à moins polluer, notamment en respectant les normes de qualité des eaux rejetées, les gouvernements peuvent en effet instaurer des systèmes de pénalisation financière. Deux régimes principaux de taxation ont été mis en place par les législations de différents pays, notamment en Europe (France, Allemagne, Pays-Bas...) : des taxes de prélèvement, qui dépendent des quantités d'eau prélevées, et des redevances de pollution, en cas de dépassement des normes. Ces dernières sont fondées sur le principe du " pollueur-payeur " : le pollueur est taxé en fonction du volume ou de la masse du polluant détecté, dès lors qu'il y a dépassement d'une norme. Le montant de ces deux taxes est en général reporté sur les factures d'eau.

L'argent ainsi collecté par divers organismes (en France, par les Agences de l'eau) peut être redistribué sous forme de subventions aux industriels et aux municipalités qui investissent dans l'installation ou l'amélioration de stations de traitement des eaux usées, ou encore aux agriculteurs qui se proposent par exemple d’acquérir un matériel d’épandage mieux adapté. Ces subventions représentent le second volet d'une politique d’incitation au respect des normes de qualité de la ressource, ainsi qu’à la restauration et à la préservation des milieux aquatiques.



 

   
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