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Spectromètre
infrarouge NIMS embarqué à bord de la sonde Galileo
et ayant permis l'étude de la répartition de la vapeur
d'eau sur Jupiter. Cet instrument collecte la lumière grâce
à un petit télescope et la répartit en longueurs
d'ondes, ce qui lui permet danalyser la composition chimique
des surfaces et des atmosphères planétaires.
(Cliché
NASA/JPL)
Spectre infrarouge de Saturne observé par le satellite infrarouge
ISO.
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Comme le Soleil qui nous
éclaire en permanence, toutes les étoiles dissipent
leur énergie en émettant toutes sortes de rayonnements,
dont des ondes
électromagnétiques. Certaines de ces ondes
sont visibles à lil nu, cest la lumière
avec toutes ses couleurs. Dautres sont invisibles, ce sont
linfrarouge,
les ultraviolets,
les rayons X
Or, les atomes
et les molécules
de tous les corps ont la capacité dabsorber, ou démettre,
certains rayonnements électromagnétiques à
des longueurs
donde qui dépendent de la nature de latome,
ou de la molécule, et de létat - solide, liquide
ou gazeux - dans lequel il, ou elle, se trouve. Comme la plupart
des molécules, la molécule deau absorbe, ou
émet, du rayonnement dans linfrarouge ainsi quà
de plus grandes longueurs donde.
En analysant les ondes électromagnétiques reçues
par la Terre, il devrait donc être possible de déterminer
sil y a de leau dans les régions de lespace
étudiées, par la mise en évidence dune
absorption, ou dune émission, aux bonnes longueurs
donde. Dans ce dessein, les scientifiques utilisent un système
qui fonctionne comme un prisme en séparant les longueurs
donde. Ils peuvent alors déterminer les longueurs donde
manquantes, ou émergeantes, et en déduire la nature
des molécules responsables de leur absorption, ou de leur
émission.
Mais si la glace est relativement facile à détecter
de cette manière, cela nest pas le cas de la vapeur
deau car latmosphère terrestre en contient, ainsi
que du gaz
carbonique, qui absorbent précisément aux
mêmes longueurs donde. Pour saffranchir de latmosphère
terrestre, il ne reste aux scientifiques quune possibilité,
celle dembarquer les instruments nécessaires à
ces mesures à bord de satellites. Cest ce que les chercheurs
européens ont fait en lançant, fin 1995, le satellite
"ISO" (Infrared Space Observatory) de lAgence
spatiale européenne qui a emmagasiné des données
du haut de son orbite jusquen 1998.
Par ailleurs, certains nuages denses et très localisés
de vapeur deau du milieu interstellaire ou du voisinage de
certaines étoiles ont la capacité démettre,
à une longueur donde spécifique située
dans le domaine des ondes
radio, un rayonnement électromagnétique particulièrement
intense. De tels nuages sont alors observables directement du sol.
Télescope Canada-France-Hawaï ayant permis l'étude
de nombreux phénomènes astrophysiques dont l'étude
de la vapeur d'eau sur Vénus et Mars, grâce à
l'atmosphère tres sèche qui règne au
sommet de la montagne du Mauna Kea, à Hawai, où
il est situé.
(Cliché
CFHT, Hawaï).
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Ainsi, grâce
à leurs instruments de mesure, les scientifiques ont-ils
pu détecter la présence deau en divers lieux
de lUnivers.

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