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     Usages
Consommations agricoles



Quantité moyenne d’eau, exprimée en litres, nécessaire à la production d’un kilogramme de :
maïs ensilage* 238
banane 346
maïs grain couleur *
454
orge* 524
pomme de terre* 590
blé* 590
soja 900
riz pluvial 1 600
riz inondé 5 000
coton 5 263
* en zones tempérées





















 

 

 

L’irrigation est utilisée depuis l’Antiquité. Mais depuis le début du XXe siècle, face à l’accroissement des besoins alimentaires résultant de l’augmentation de la population mondiale et grâce au développement de nouvelles techniques, son usage s’est considérablement accru, et la superficie des surfaces cultivées a beaucoup augmenté. Ainsi, la consommation mondiale d’eau agricole a-t-elle été multipliée par six entre 1900 et 1975.

La consommation d’eau agricole est très variable d’un pays à l’autre. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, les pays qui irriguent le plus ne sont pas les pays au climat aride ou semi-aride.
Dans ces régions, en effet, il ne peut y avoir de culture sans irrigation. Aussi, toutes les surfaces cultivées sont-elles irriguées. Mais, comme il ne peut y avoir d’irrigation sans eau, les surfaces cultivées demeurent réduites en superficie, limitées par la faiblesse des ressources en eau, et localisées là où ces ressources sont disponibles. C’est le cas de pays comme l’Égypte par exemple où l’agriculture s’est développée sur les bords du Nil, ou de certains pays de l’Amérique Latine comme le Mexique.
À l’inverse, dans les régions qui reçoivent suffisamment d’eau de pluie, la superficie des terres cultivées peut être très importante, surtout si le relief le permet. Bien que l’irrigation n’y soit pas indispensable, elle est néanmoins utilisée, et ce d’autant plus facilement que l’eau est disponible, afin de diversifier et d’améliorer les cultures, d’obtenir des récoltes multiples, ou encore d’augmenter les rendements. Même si elle n’est pas systématique, l’irrigation peut donc être conséquente. C’est ce qu’il se passe au Japon, en Chine, en Inde et au Pakistan.
Des facteurs autres que la situation géographique interviennent également, qui doivent être pris en compte pour expliquer la répartition mondiale de l’irrigation. Par exemple, l’irrigation nécessitant des infrastructures parfois très onéreuses, la richesse des pays considérés est un élément important. Il explique notamment qu’en Afrique ou au Brésil l’irrigation soit moins développée.

En conséquence, les pays qui irriguent le plus sont ceux situés dans le sud-ouest asiatique, lesquels rassemblent plus de 60 % des terres irriguées de la planète, et certains pays du pourtour méditerranéen, comme l’Italie ou la Grèce.
Si l’on change d’échelle et que l’on regarde au niveau mondial, l’agriculture est aujourd’hui le secteur d’activité qui consomme le plus d’eau : les trois quarts de tout le volume d’eau consommé dans le monde sont en effet utilisés à des fins d’irrigation, ce qui est énorme. De surcroît, la majeure partie de toute cette eau est perdue par évaporation avant même d’avoir servi.


 

   
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