Les teneurs en eau de différents végétaux
| pomme de terre |
79 % |
| laitue |
97 % |
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tomate
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93 % |

Massif Dunaire du désert du Namib, zone aride de la région côtière de la Namibie, en Afrique australe. Touffes de "Stipagrostis sabulicola" et de "Treanthema hereroensis".
Situées dans une zone à brouillard, ces plantes absorbent l'eau aussi bien par les feuilles que par les racines.
© CNRS / A. DEVEZ

Aloe arborescent, un arbre du désert du Namib, zone aride de la région côtière de la Namibie, en Afrique australe.
Afin de résister à laridité du climat, cet arbre développe peu de feuilles ; celles-ci sont charnues, épaisses et uniquement situées aux extrémités de ses rameaux. Il possède en outre un tronc clair qui réfléchit la lumière.
© CNRS / A. DEVEZ
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Les plantes sont essentiellement constituées deau, leur teneur en eau variant de 80 à 95 % de leur poids total. Elles puisent cette eau et les nutriments qui leur sont nécessaires dans les sols par lintermédiaire de leurs racines dans lesquelles leau pénètre par un mécanisme hydrostatique. Leau et les nutriments minéraux constituent ce que lon appelle la sève. Mais, à la différence des animaux, les végétaux ne possèdent pas de pompe pour faire circuler cette sève : cest la transpiration foliaire qui la fait monter le long des tiges, des racines jusquaux feuilles. Car sous laction de la chaleur fournie par le rayonnement solaire, les feuilles des végétaux transpirent. Ce phénomène très important est appelé lévapotranspiration.
Les plantes perdent beaucoup deau par évapotranspiration. Quant à leau restante, elle participe à la photosynthèse des substances organiques dont les plantes ont besoin pour se développer.
Comme la transpiration humaine, lévapotranspiration permet de réguler la température des plantes. Mais surtout, elle suscite un nouvel apport deau de la part des racines, favorisant ainsi la circulation de la sève : ce phénomène daspiration est très puissant puisquil permet, couplé à des forces de cohésion qui tiennent la colonne deau, de faire monter leau jusquau sommet des plus grands arbres. Lévapotranspiration est aussi étroitement liée à la photosynthèse : leau transpire en effet à travers les pores microscopiques des feuilles, que lon appelle des stomates, par lesquels circule en sens inverse le dioxyde de carbone de latmosphère utile à la photosynthèse. En revanche, lévapotranspiration na pas, comme la transpiration chez lhomme, ce rôle fondamental de nettoyage de lorganisme.
Lévapotranspiration est une manifestation spécifique et essentielle du comportement végétal vis-à-vis de leau. Son intensité est telle, en effet, que les quantités deau stockées dans une plante et celles utilisées par son métabolisme sont infimes au regard de celles que la plante doit absorber du fait des pertes par transpiration. Lévapotranspiration régule donc, quasiment à elle seule, les besoins en eau des végétaux. Pour que leur développement soit convenable, ceux-ci doivent donc pouvoir combler leurs pertes en eau par évapotranspiration à laide des nouveaux apports en provenance du sol.
Le taux dévapotranspiration est plus important sous les climats chauds et secs quen zones humides, mais les plantes sont capables de le réguler.
Lorsque lhumidité des sols est suffisante, les végétaux transpirent en relation directe avec la quantité dénergie solaire quils reçoivent. Les quantités transpirées sont alors assez voisines dune espèce végétale à une autre, et dautant plus importantes que la plante est en période de croissance. Cest donc à cette période de leur cycle que les plantes ont le plus besoin deau.
À linverse, lorsque les sols sont trop secs et que les plantes manquent deau, leurs stomates se ferment progressivement, limitant la transpiration foliaire. Mais cette fermeture des stomates limite aussi la photosynthèse, ralentissant dautant la croissance de la plante. En cas de sécheresse temporaire, les plantes sont ainsi capables de réduire de moitié leur transpiration sans en pâtir.
Pour survivre dans les zones arides, les végétaux développent dautres stratégies dadaptation, plus évoluées et très efficaces. Certains allongent leurs racines, qui peuvent atteindre jusquà plusieurs dizaines de mètres pour certains arbres. Dautres diminuent la surface de leurs feuilles, qui peuvent être réduites parfois à de simples épines, ou les recouvrent de poils fins, les épaississent
Dautres encore sont capables de stocker leau dans certains tissus.
Mais toutes ces stratégies de survie se font toujours au détriment de leur croissance. Pour croître et proliférer convenablement, les plantes ont besoin dun apport régulier deau. Or, lirrigation est dans bien des cas le seul moyen de le leur procurer.
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