| Le déroulement de l'évolution, sa chronologie et l'histoire des milieux | |||
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| La vie au Précambrien | |||
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José Javier ALVARO
UPRESA 8014 CNRS Université de Lille I Villeneuve dAscq Françoise
DEBRENNE
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Le Précambrien est un terme chronologique
qui fait référence à une vaste période de
temps précédant le Cambrien. Jusquaux années
1950, le Cambrien représentait la frontière inférieure
des couches fossilifères, le Phanérozoïque (étymologiquement
"vie visible"). Les recherches antérieures, infructueuses,
semblaient indiquer quavant lapparition de fossiles à
squelette minéralisé conservé (coquilles, spicules,
sclérites, etc.) de la base du Cambrien, les autres organismes
étaient absents ou non conservés dans les archives fossiles. La paléontologie du Précambrien débute seulement en 1954, avec la description des microfossiles des cherts de lIron Formation (2000 Ma.) de Gunflint ( Tyler & Barghoorn, 1954). Les recherches menées durant les quatre dernières décades, ont montré que les 3000 Ma. pendant lesquelles se sont déposées les roches qui précèdent le Cambrien sont également du domaine de la paléontologie, et de nouvelles découvertes sont faites chaque année. Grâce aux dernières recherches notamment basées sur les datations absolues des roches volcaniques par des méthodes radiométriques, on a pu subdiviser le Précambrien en trois intervalles : 1. léon Hadéen (daprès Hadès, dieu des Enfers dans la mythologie grecque), compris entre 4,55 et 3,85 milliards dannées (Ga.), sétend depuis la formation de la Terre jusquà celle des roches les plus anciennes connues sur la planète. Les caractéristiques de lHadéen ne peuvent être déduites que par comparaison avec les études des météorites et des roches lunaires formées lors de cette période. La vie na pu se développer à la fin de lHadéen que quand la lithosphère et la croûte terrestre se furent refroidies et que leau eut atteint son état liquide. 2. léon Archéen, (3,85 - 2,5 Ga.). Quand il sest mis à pleuvoir, leau a rempli les dépressions et formé des océans; on distingue la croûte océanique plus profonde et la croûte continentale plus légère qui formera les continents émergés non encore stabilisés. 3. léon Protérozoïque (étymologiquement "première vie"), au cours duquel les ceintures orogéniques sattachent marginalement sur des paléocontinents stables, se termine au début du Cambrien (540 millions d'années, Ma.). LA SYNTHESE DE MONOMERES SIMPLES La faible gravité et les températures élevées de la Terre primitive lors de sa formation ont favorisé lévasion des éléments volatiles (loxygène est resté combiné dans les silicates). Lémanation naturelle de gaz a formé une atmosphère secondaire composée de vapeur deau (en provenance de leau dhydratation des minéraux), CH4, CO2, CO, NH3 et H2S. Lhydrosphère sest formée par refroidissement de la Terre en dessous de 100ÅC. Lapparition dans cette hydrosphère des premières substances prébiotiques fait appel à deux hypothèses : (1) La soupe primordiale. Selon lhypothèse chimique dOparine (1924) et Haldane (1929), la matière prébiotique aurait été engendrée par évolution chimique dans un environnement ("la soupe primordiale") riche en matières organiques et dépourvue doxygène libre. De petites molécules organiques telles que lacide cyanhydrique (HCN) et le formaldéhyde (HCHO) se seraient formées dans latmosphère primitive puis dissoutes dans les océans. Cette hypothèse a été testée expérimentalement en laboratoire à partir de 1952 par Miller et Urey. Ceux-ci considéraient latmosphère primitive réductrice, constituée de plusieurs combinaisons de formes réduites du carbone, de lazote et de loxygène : H2 (hydrogène), CH4 (méthane), CO2 (dioxyde de carbone), CO (oxyde de carbone), NH3 (ammoniac), N2 (azote) et H2O (vapeur deau). Les sources dénergie utilisées pour les réactions variaient, dans leurs expériences, du rayonnement ultraviolet aux ondes de choc, de la chaleur aux décharges électriques. Toutefois, après plus de quarante ans, la synthèse de monomères simples na pas abouti à un résultat définitif : on obtient des aldéhydes, des acides carboxiliques et une dizaine des vingt acides aminés qui forment les protéines actuelles, mais aussi une centaine dacides aminés absents dans notre biosphère. Dautre part, de nombreuses molécules organiques indispensables nont pas encore été synthétisées. (2) La panspermie. Une deuxième hypothèse propose larrivée sur Terre de certains monomères dorigine extraterrestre. La chimie organique est particulièrement active dans les nuages de gaz et de poussière interstellaire, malgré les températures basses (environ 260°C) et les concentrations moléculaires faibles. Toutefois, les collisions des atomes avec les particules du rayonnement cosmique forment actuellement plus de soixante molécules organiques, dont lacide cyanhydrique et le formaldéhyde qui ont été identifiées par les radiostronomes. Dautre part, les météorites possèdent fréquemment des molécules riches en carbone, principalement les chondrites carbonées qui renferment des composés organiques, plus de 70 acides aminés utilisés dans la biosphère. LA POLYMERISATION OU CONSTRUCTION DE POLYMERES COMPLEXES La polymérisation comprend lagrégation des monomères en chaînes complexes. Deux sortes de molécules organiques, clés pour la constitution de la biosphère, résultent de ce processus : les acides nucléiques (forme chimique des messages génétiques, une espèce de code génétique porteur dinformation ou "software"), et les protéines (les matériaux de construction des unités vivantes ou "hardware"). Un type spécial de protéine à pouvoir catalytique, les enzymes, provoque et dirige certaines synthèses biochimiques. Les actuels acides nucléiques sont incapables de se reproduire eux-mêmes ; ils ne le font quà laide des protéines, qui elles-mêmes sont le résultat de lexpression de caractères spécifiques portés par les acides nucléiques. La découverte des ribozymes (ou ARN autocatalytique; ARN=acide ribonucléique), cest-à-dire autoreplicables et à capacité enzymatique, impliquerait une vie primitive fondée sur lARN. Cependant, chaque liaison par polymérisation exige lélimination dune molécule deau, une difficulté majeure en milieux aqueux! Donc, au cours de la polymérisation, lexcès deau devrait inverser la réaction (hydrolyse) et même libérer spontanément de lénergie. Afin déviter ce problème certains modèles essaient dexpliquer la concentration des monomères sur des substrats préférentiels, qui auraient favorisé les réactions prébiotiques et lélimination de leau (par adsorption sur des molécules chargées électriquement dans des argiles, par évaporation au contact de sources hydrothermales peu profondes, par congélation ou chauffage de protéinoides hydrothermales, etc.). Par exemple, la surface des argiles limite fortement les possibilités dorientation relative des molécules qui sy adsorbent. Linformation contenue dans un feuillet-matrice sous forme de densité de charges électroniques lors de la croissance de cristaux de certaines argiles peut être transférée aux feuillets-fils. Dans certains cas, de longues chaînes peptidiques de plus de 50 acides aminés ont pu être obtenues en laboratoire. LA FORMATION DES MEMBRANES Après lagrégation des polymères pour former des ensembles fonctionnels, ceux-ci devaient sisoler physiquement du milieu par des enveloppes ou membranes, formant des protobiontes. En devenant plus complexes, les agrégats moléculaires augmentent leur efficacité, mais deviennent aussi plus volumineux et donc plus fragiles. Oparine et Fox ont montré que la formation dune membrane faite de polymères épaissis se produit spontanément dans les solutions aqueuses riches en molécules organiques. Les gouttelettes microscopiques qui en résultent ont été nommées coacervats par Oparine et microsphères à protéinoides par Fox. Elles peuvent varier de 1 à 500 µm de diamètre. Certains coacervats présentent une sorte de métabolisme primaire : ils sont capables de concentrer ou de polymériser des corps présents dans la solution ; le coacervat augmente alors de volume. Quand il est assez gros, il devient instable et se divise en deux gouttelettes-filles. De la même façon, dans les cellules actuelles, une membrane sépare le milieu interne et externe. La membrane est un filtre sélectif qui permet lentrée de substances nutritives et la sortie des déchets. Il sagit dun assemblage de lipides qui forme la structure et de protéines qui assurent les fonctions de transfert. LES FORMES DE METABOLISME OU COMMENT PRODUIRE DE LENERGIE Lévolution organique na été possible que par la mise en place de mécanismes métaboliques à haut rendement, susceptibles de fournir une grande quantité dénergie aux cellules. Le carburant organique universel est ladénosine triphosphate ou ATP. LATP est une molécule facile à produire en laboratoire à partir dun mélange de gaz riche en phosphore : ladénine (un nucléoside) se couple avec un sucre (la ribose) pour former ladénosine et avec une molécule triphosphate (3PO43-). Sa propriété la plus importante est la libération dénergie lors de sa cassure {ATP -> ADP ou adénosine diphosphate + PO43- + énergie utilisable par la cellule}. Dans le milieu naturel primitif, les protobiontes, puis les premières cellules ont dû capter lATP (abondant dans la soupe primordiale) et il leur suffisait de casser ces molécules pour libérer lénergie dont elles avaient besoin. A ce stade, lADP était rejeté comme un déchet. LATP est le fournisseur dénergie de la cellule et restera le carburant universel du vivant. Les seuls changements métaboliques acquis par évolution porteront sur la manière dont la cellule va se procurer lATP au fur et à mesure que sépuise celui qui était apparu librement dans lenvironnement (Ruffié, 1982). LA PREMIERE CRISE D'ENERGIE (lapparition de la fermentation) Laugmentation "démographique" a dû accroître considérablement les besoins énergétiques. La conséquence immédiate a été la pénurie des sources dATP formée de façon inorganique. La survie était dans le recyclage, et le vivant fut obligé de fabriquer lATP lui-même à partir de lADP. Mais cette réaction endothermique exige un apport énergétique : pour cela, il fit appel à la glycolyse ou dégradation du glucose, molécule abondante dans le milieu primitif. Ainsi, lénergie fournie par le catabolisme du glucose sert uniquement à restaurer lATP. En labsence doxygène, la glycolyse se fait par voie anaérobie (fermentation), ce qui continue aujourdhui chez quelques organismes qui vivent dans des niches marginales, à labri de loxygène : {C6H12O6 (glucose) -> 2 (C3H6O3, pyruvate) + 33 calories (2ADP -> 2ATP)} LA DEUXIEME CRISE D'ENERGIE (lapparition de la photosynthèse) Les ressources en sucre spontanément formé dans lenvironnement se sont épuisées à leur tour. Le vivant neut dautre issue que de fabriquer lui-même ce sucre nécessaire ce qui exige une quantité relativement importante dénergie. La solution a été la photosynthèse qui permit aux cellules, grâce à certains pigments capables de capter lénergie transportée par les rayons du soleil, de fabriquer des sucres à partir de molécules simples et abondantes : le CO2 (source de C et O) et le gaz sulfhydrique (H2S) comme source dhydrogène. Dans la phase initiale de photosynthèse bactérienne primitive en absence doxygène libre {2CO2 + H2S + 2H2O -> 2(CH2O) + H2SO4}, le soufre est rejeté ce qui ne change pas fondamentalement les conditions du milieu, et latmosphère nest guère modifiée. Une série de mutations survint qui allaient amener la formation de nouveaux pigments chlorophylliens capables de réaliser une photosynthèse évoluée, cyanobactérienne, en présence doxygène : la source de lhydrogène est devenu lH2O {6 CO2 + 6 H2O -> C6H12O6 + 6 O2}. Cette innovation, réalisée par certaines cyanobactéries, rejetait de loxygène. Elle allait changer peu à peu la composition des gaz dissous dans les océans et celle de latmosphère. Cet enrichissement en oxygène fut graduel. La présence doxygène secondaire libre en atmosphère est déduit indirectement de la formation des couches de fer rubanné (entre 2,5 et 1,8 Ga.), sédiments déposés dans la mer sous la forme de couches riches en fer alternant avec des couches siliceuses. Le fer réduit (Fe2+) se dissout dans leau de mer, tandis que létat oxydé (Fe3+) précipite ("la mer rouille"). Cest seulement à la fin de ce processus, il y a 800 Ma., que la concentration de loxygène dans latmosphère a augmenté et que celle-ci est devenue oxydante. LE PASSAGE DE L'ANAEROBIE A L'AEROBIE La respiration remplaçant la fermentation dans certaines bactéries avec lapparition de nouvelles combinaisons génétiques utilise les sucres dune façon aérobique en fournissant 18 fois plus dénergie. En vérité, il ne sagit pas dune véritable substitution, mais plutôt du prolongement des processus bio-chimiques déjà utilisés : {glucose (C6H12O6) -> pyruvate (C3H6O3) + 2ATP -> acide lactique (CH3(COOH) 2)+ 33 cal. ou alcool (2C2H5OH)+ CO2 + 33 cal.}. Le pyruvate se brise dans la respiration en parcourant certaines étapes dénommées le cycle de lacide citrique ou cycle de Krebs {pyruvate -> CO2 + H2O + 673 cal + 34 ATP}. En conséquence, la fermentation dune molécule de glucose fournit 33 cal (2 ATP); la respiration (glycolyse + cycle acide citrique) 673 cal (36 ATP) : laérobiose présente un rendement 18 fois plus élevé que lanaérobiose. Le passage à laérobiose na pas substitué de nouveaux processus aux anciens, mais les a complétés en prolongeant les chaînes de dégradation par des mécanismes oxydants. LE PASSAGE DES PROCARYOTES AUX EUCARYOTES
Certaines bactéries actuelles, comme Myxococcus, sont capables de sassocier et de former des agrégats pluricellulaires temporels pour faire face à des conditions stressantes telles que la rareté de nutriments ou deau (Margulis et al., 1991). Toutefois, ce sont les eucaryotes qui vont sassocier en ensembles pluricellulaires définitifs, capables de multiplier leurs transformations par leur équipement génétique, la richesse de leur cytoplasme et leur aptitude à se mobiliser rapidement (grâce à la voie aérobie). Les métazoaires sont des organismes eucaryotes pluricellulaires dont les cellules sagencent pour donner des tissus et des organes, orientés chacun vers des fonctions très précises (métazoaires ou animaux et métaphytes ou végétaux). Certains se sont groupés en ensembles intégrés, faits de cellules offrant diverses spécialisations, mais ayant entre elles détroites relations fonctionnelles. Il sagit des colonies, au sein desquelles chaque participant conserve son individualité ; il peut se détacher de la masse pour aller vivre seul et donner naissance à une autre colonie : par exemple, les cellules isolées de certaines éponges sont capables de survivre un certain temps. Au stade évolutif suivant, les cellules sont davantage différenciées et ont perdu une partie de leur autonomie. Lorganisation des êtres pluricellulaires consomme une grande quantité dénergie. Pour faire face à de tels besoins, le vivant na eu que deux solutions : soit fabriquer lui-même la matière organique et développer les fonctions de photosynthèse (option végétale); soit retourner à lhéterotrophie (en "parasitant" le règne végétal), en empruntant aux antérieurs (autotrophes) la matière organique (option animale). Concernant le registre fossile, entre 570 et 580 Ma, on trouve des embryons (minéralisés au cours de la diagenèse) dans les phosphorites du Guizhou (Chine), témoignant de lexistence dune vie pluricellulaire antérieure à la faune dEdiacara. La faune dEdiacara (environ 560 Ma.) est composée de métazoaires à corps mou avec un plan dorganisation en ruban, galettes ou feuilles "matelassées", une architecture originale conservée sous forme dempreintes grâce à lactivité de liaison des tapis microbiens (Jenkins, 1992; Bengtson, 1994). Dabord, cette faune a été interprétée comme appartenant à des groupes taxinomiques connus depuis le Cambrien ( Glaessner, 1984; Fedonkin, 1985). Ensuite, linterprétation a été modifiée par Seilacher (1989), pour qui ces organismes nauraient pas été des animaux mais auraient appartenu à un groupe possédant une plan d'organisation unique, le règne des "Vendobionta". Toutefois, cette hypothèse a été fortement débattue (Gehling, 1991; Fedonkin, 1992; Conway Morris, 1993; Crimes et al., 1995), et Seilacher a proposé la création du phylum des "Vendozoa" (Buss & Seilacher, 1994). Le consensus actuel repose sur lidée que certains organismes appartiennent à des taxons traditionnels tels que les scyphozoaires (cnidaires), polychètes (annélides) ou arthropodes, tandis que dautres pourraient se placer dans des phylums aujourd'hui disparus. Un des premiers microfossiles à squelette carbonaté connu du Néoprotérozoïque est Cloudina, facilement reconnaissable par lemboîtement de plusieurs coquilles coniques. La biominéralisation ou capacité de précipiter un squelette à partir des substances en dissolution, a été acquise afin de fabriquer une charpente qui va contrôler la forme, la structure, conférant une certaine protection contre les prédateurs (des organismes capables de perforer ces coquilles existaient déjà : Bengtson & Zhao, 1992) et un soutien aux muscles. Au cours du Néoprotérozoïque, une autre forme dévolution des métazoaires peut être étudiée indirectement à partir des traces fossiles que ces organismes ont laissées. Certains ichnofossiles sont similaires à ceux tracés, au cours du Phanérozoïque et même actuellement, par des métazoaires à corps mou ou des arthropodes; leurs formes progressivement plus élaborées caractérisent la complication des stratégies de comportement (éthologie) des organismes à corps mou. A la fin du Néoprotérozoïque, on a montré que les traces ne sont pas aussi dépendantes de la profondeur et de lenvironnement que les traces plus récentes et que leurs assemblages sont globalement corrélables et ont une valeur biostratigraphique. La limite Précambrien-Cambrien a été définie en 1992 : lintervalle est compris entre les faunes de type Ediacara précambriennes et les faunes de type cambrien (trilobites, archéocyathes, petites coquilles fossiles ou small shelly fossils). Le stratotype a été choisi dans une succession stratigraphique continue, marine et monofaciale, définie par la biostratigraphie, avec lappoint des autres méthodes de corrélation. Le "clou dor" (GPPS) de la limite Précambrien Cambrien est officiellement planté dans la Formation de Chapel Island dans la Péninsule de Burin (Terre Neuve), à la première apparition de lichnoespèce (trace fossile) Trichophycus (ex Phycodes) pedum, soit un âge géochronologique un peu plus ancien que 530 Ma obtenu au milieu de la zone cambrienne à Rusophycus. Bibliographie
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