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La zone de rift de Reykjanes
La zone de rift d'Islande du nord



CNRS-Gˇomanips

Le lit d’une rivière est recoupé par une faille toute récente : la rivière tombe en cascade puis va suivre l’axe du graben de Thingvellir.
© S. Garcia


L’Islande est un domaine émergé de la dorsale médio-atlantique, longue de 15 000 km, appartenant au vaste système de chaînes volcaniques sous-marines où se forme la croûte océanique. La partie nord de la dorsale médio-Atlantique marque la limite où s’écartent les plaques Eurasie/Amérique du Nord à environ 2 cm/an dans la direction E-W. Haute, en moyenne de 1500m, reposant sur des fonds de – 4000m, la dorsale reste normalement sous-marine.

En Islande comme aux Açores ou à Sainte-Hélène, l’axe de la dorsale coïncide avec un panache mantellique, remontée de roches chaudes provenant de la base du manteau inférieur. Ce "point chaud" augmente considérablement la production de magma. Il y a environ 20 Ma, l’accumulation de roches volcaniques a fait émerger l’île et permet aujourd’hui d’observer à terre des processus d’extension classiquement sous-marins.




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La zone de rift de Reykjanes
La zone de rift d'Islande du nord


 


Quelques cartes...

La zone de rift islandaise, communément dénommée zone néovolcanique ou axiale, couvre environ 26 000 km2, 1/4 de la superficie de l’île. Elle se trouve à la jonction entre la ride de Reykjanes au Sud et celle de Kolbeinsey au Nord.


La zone active du rift n’est pas linéaire, elle se dédouble en deux branches au centre de l’île : la zone du rift d’Islande du nord (NIRZ), et la zone du rift de Reykjanes (RRZ). Sa largeur varie de 120 à 250 km du Nord au Sud. Plus on s’en éloigne vers l’Est ou vers l’Ouest, plus les formations volcaniques sont anciennes. On retrouve une répartition des âges en bandes parallèles à la zone axiale comme de part et d’autre des dorsales sous-marines (voir expansion).

Ce mouvement d’écartement des plaques contribue à la formation graduelle de longs grabens bordés de failles normales parallèles et d’éruptions magmatiques fissurales, accompagnées de séismes.

Bien que l’écartement des plaques soit constant, d’environ 20 mm/an, le rifting n’est pas un processus continu, il se produit par épisodes. 130 éruptions ont été décrites depuis l’an 900, soit une moyenne d’une éruption tous les 4 à 6 ans.




 



 



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La zone de rift de Reykjanes
La zone de rift d'Islande du nord


La zone de rift de Reykjanes a connu au cours de la dernière décennie plusieurs épisodes de rifting accompagnés de nombreux séismes (les plus violents remontent à 1789), mais sans épisode éruptif. La zone de Thingvellir montre un long graben de direction NE-SW bordé par un réseaux de failles normales conjuguées et de blocs basculés. Le taux d’ouverture est faible, d’environ 3 mm/an, comparé au taux de 21 mm/an mesuré plus au sud dans la péninsule de Reykjanes. La subsidence du graben est de 0,4 mm/an pour un total de 70 m, traduisent une activité d’au moins 10 0000 ans.

Quelques kilomètres plus au nord, la zone géothermique de Geysir, présente de remarquables manifestations hydrothermales : sources chaudes, évents de vapeur et surtout des geysers ("jaillir" en islandais) qui ont donné son nom à cette région.



 







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Les zones de rift de l'Islande du nord


La zone de rift d’Islande du Nord est actuellement plus active. La région du Krafla a connu une longue période d’éruption de 1975 à 1984 alors qu’elle n’avait plus connu d’activité sismique et éruptive depuis 250 ans. Au cours de cette période se sont formés d’importants essaims de failles et de fissures ouvertes accompagnées de volcanisme fissural pour les plus importantes.

Durant cette crise, l’ouverture cumulée des nouvelles et anciennes failles et des fissures fut de l’ordre de 8 m.



 





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