|
 |
|
 |




Jean-Pierre
Brun, Professeur à l’Université de
Rennes
Accédez au laboratoire
de Mécanique et Modélisation analogique.
En Alsace, sur le terrain
on observe l’existence de reliefs allongés
bordant un long fossé, on peut voir aussi
des failles dans des tranchées. Les images
satellites montrent que ce fossé traverse
l’Europe. Comment s’est-il formé ?
L’ "auscultation" des profondeurs
par des techniques de géophysique révèle
que les deux bords du fossé sont limités
par des failles normales très profondes :
c’est un graben.
Le laboratoire conçoit
et réalise une expérience pour comprendre
comment s’est formé ce fossé ainsi
que ceux qui lui sont comparables.
|


|
 
Le graben du rhin
 
Visite panoramique du laboratoire
Géosciences de
Rennes
|
 |
Vous allez rencontrer Jean-Pierre Brun, chercheur à l’Université de
Rennes. Il s’intéresse, avec ses collègues, à la
géologie de nombreuses régions du monde
dont le fossé du Rhin.
|
| Ecoutez-le...
« Si on regarde la carte géologique
de la France et celle de l'Allemagne, le graben du
Rhin
apparaît comme une dépression très
allongée, de 300 km de long, remplie de sédiments
tertiaires et quaternaires. Deux lignes sismiques descendant
jusqu'à une quarantaine de kilomètres
de profondeur ont été tirées à travers
le graben du Rhin.
Elles nous permettent de voir la
structure très asymétrique de ce graben
du point de vue du remplissage sédimentaire,
du point de vue de son système de failles et
nous montrant aussi une remontée du Moho, base
de la croûte, sous le graben et de manière
plutôt asymétrique également. Le
fonctionnement de ce système peut être
mieux compris à l'aide d'expériences
de laboratoire».
|
|
| |
 |
|
| |
 |


|

Structure du Graben du Rhin

Rift Est-Africain
|
 |
Rigides en surface, les
roches subissent en profondeur un amollissement dû à l’augmentation
de la température et de la pression. Le chercheur
choisit des matériaux afin qu’ils représentent
ces différents niveaux et va tenter d’y
initier un graben.
Les processus d’initiation des rifts continentaux
comme le graben du Rhin ou le rift Est-Africain sont
mal connus.
On souhaite aussi comprendre les relations entre l’extension
observée en surface et l’amincissement en
profondeur détecté par la géophysique.
La méthode expérimentale est une approche
très riche.
La lithosphère étant constituée
de niveaux fragiles (ou cassants) et de niveaux ductiles
(ou plastiques) ; dans l’expérience, on
utilisera des produits aux propriétés analogues.
L’équipe du Centre Armoricain d'Etudes
Structurales des Socles de Rennes a développé des
expérimentations à partir de matériaux
comme le sable de Fontainebleau et les gels de silicone.
|
|
Ecoutez-le...
« Pour expliquer la déformation de la
lithosphère, on a recours à des modèles
dits rhéologiques qui prennent en compte les
propriétés mécaniques des roches.
On sait que la partie supérieure de la croûte
est cassante, on l'appelle fragile, puis en profondeur,
entre 20 et 30 km, cette croûte devient visqueuse,
dite ductile et l'on a la même alternance sous
le Moho (dans la partie lithosphérique du manteau)
si bien que, pour beaucoup de cas, on peut représenter
la lithosphère par une multicouche fragile-ductile
en faisant alterner en général quatre
de ces couches. On sait également, au laboratoire, à partir
de matériaux comme le sable ou les silicones,
simuler sur des maquettes ce genre d'alternance fragile-ductile
et donc ceci nous donne un moyen de tester les interprétations
que l'on peut faire à partir des données
géologiques et des données géophysiques».
|
|
| |
 |
|
|
|