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Coupe
transversale dans le modèle à la fin de l’expérience.
Les coupes pratiquées
dans le modèle montrent que selon les conditions
de l’expérience (présence ou
absence de silicone à la base du sable) les
failles se développent différemment.
De nombreuses failles normales
sont apparues dans le sable perpendiculairement à la direction
d'extension. Elles délimitent des zones effondrées
(grabens) entre des zones restant en relief (horsts).
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Coupe dans les couches de sables
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En l’absence de silicone ductile à la
base : un fossé étroit
Sur le côté du modèle,
là où le
sable sec repose directement sur le fond de la boîte
(monocouche fragile), on observe en coupe des failles
normales qui décalent nettement les lits de sables,
la déformation est uniquement cassante, "fragile".
Le fossé (ou graben) formé est étroit
et les failles prennent naissance au niveau de la discontinuité de
vitesse (DV), au bord de la plaque mobile. Toute la zone
qui a subi la déformation extensive se situe au-dessus
de la DV. On remarque que le rift présente une
nette asymétrie : du côté droit s’est
formée une faille majeure unique, alors que du
côté gauche s’est formée une
séries de failles secondaire antithétiques.
Dans le module pédagogique nous proposons une
autre boîte, plus simple mais qui permet de suivre
l’évolution en coupe pendant que s’ouvre
le graben : elle nous apprend que les failles conjuguées
se forment progressivement au cours de la déformation,
en se relayant.
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Coupe dans les couches de sables
et de silicone

Déflection des niveaux
ductiles

Relation cisaillement et basculement
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En présence de silicone ductile à la
base : un fossé plus large
Au centre du modèle, là où le sable
repose sur une couche de silicone (système bicouche
fragile-ductile), l’aspect général
est différent : la zone de déformation
est nettement plus large.
La déformation des couches de sables qui représentent
la partie superficielle et rigide de la croûte
répond à l’étirement en formant
des failles normales, comme dans le cas précédent.
Cependant plusieurs grabens se sont formés. La
couche de silicone, elle, est amincie de façon
homogène sans cassure nette, elle a été étirée
par l’extension du modèle.
Les zones de déformation se situent à environ
15 cm devant et 5 cm derrière la discontinuité de
vitesse. Les failles délimitent des blocs de taille à peu
près régulière. On remarque qu’au
pied des failles, l'interface sable-silicone est défléchie
vers le haut ce qui indique un basculement des blocs.
La faille normale majeure dans le sable se prolonge
en profondeur par un cisaillement dans la silicone. Ce
cisaillement n’est pas très visible ici,
mais d’autres expériences incluant des marqueurs
dans la silicone montrent que le sens de cisaillement
dans la silicone et le sens de basculement des blocs
sont liés.
Ainsi la déformation est différente dans
les deux niveaux, mais une relation géométrique
simple est observée entre les deux : la zone de
cisaillement est dans le prolongement de la faille majeure.
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Les photos de l’expérience sont confrontées
aux images obtenues dans le fossé du Rhin par
les méthodes géophysiques. L’importance
des conditions choisies pour l’expérience
apparaît.
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Modèle monocouche

Modèle bicouche
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En absence de silicone
En absence de silicone à la base : comparez la
coupe du modèle monocouche et le profil sismique
du graben du Rhin.
La disposition des failles est remarquablement semblable
dans les 15 cm de sable et les premiers 15 km de la lithosphère ! Les niveaux rigides soumis à une extension s’ouvrent
en graben, la partie centrale est affaissée et
forme un fossé.
En présence de silicone
En présence de la couche ductile inférieure
de silicone : comparez la coupe du modèle bicouche
et le dessin extrait du profil sismique du graben du
Rhin.
L’ouverture affecte alors une zone plus large,
plusieurs grabens s’y forment. La différence
provient donc de la couche ductile inférieure
de silicone qui est bien analogue à la croûte
inférieure.
L’ouverture affecte alors une zone plus large,
plusieurs grabens s’y forment. La différence
provient donc de la couche ductile inférieure
de silicone qui est bien analogue à la croûte
inférieure.
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Comparaison entre les résultats de l’expérience
et un profil réel des trente premiers kilomètres
de la croûte
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Observez la déformation en profondeur sous
les dépôts tertiaires. Sur chaque profil,
on observe l’existence d’une faille majeure
dont on peut suivre la trace jusqu’à la
base de la croûte supérieure. Ces failles
majeures ne traversent pas la croûte inférieure.
En effet, à la base des failles de la croûte
supérieure, la déformation se répartit
sur de multiples plans de glissement.
Les profils sismiques du programme ECORS mettent en évidence
l’existence des niveaux rhéologiques différents
dans la lithosphère continentale, un niveau
de croûte supérieure cassante où s’individualisent
de grandes failles et un niveau de croûte inférieure
ductile où se développe une zone de cisaillement
diffuse.
La déformation s’exprime donc différemment
dans la croûte inférieure et dans la croûte
supérieure, comme dans l’expérience.
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