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Schéma
du dispositif expérimental.
Dans
les expériences précédentes, seul
le comportement de la croûte était modélisé.
Avec les expériences quadricouches, on tente de
modéliser l’ensemble du comportement de
la lithosphère (croûte + manteau supérieur),
soit l’ensemble constituant les "plaques".
Une cinquième couche représente l'asthénosphère.
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Pose
de la couche
de base : asthénosphère

Pose de la première
couche : manteau supérieur ductile

Pose de la deuxième
couche : manteau supérieur fragile
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Représentation de l'asthénosphère
Le modèle est installé dans
une boîte
en plexiglas de dimensions 50cm x 20cm x 10cm. Dans cette
boîte, l’expérimentateur dépose
d’abord une couche de polytungstate de sodium (niveau
très ductile de l’asthénosphère).
Cette couche est le support de l’expérience,
dite quadricouche, tout comme l’asthénosphère
est le support des plaques. Cinq couches sont en réalité déposées.
Représentation de la lithosphère
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Une première couche de silicone (niveau ductile
du manteau supérieur).
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Ensuite, à l’aide d’un tamis, on dépose
des couches de sables secs (niveau fragile du manteau
supérieur).
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Une nouvelle couche de silicone (niveau ductile de la
croûte).
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De nouvelles couches de sables secs (niveau fragile de
la croûte).
Enfin, un quadrillage est dessiné au sable blanc
sur la surface du modèle. Il servira de repère
et permettra de suivre la déformation de la surface
du modèle au cours de l’expérience.
L’extension est transmise latéralement par
le déplacement d’un piston de 20 cm de large,
solidaire de deux fines parois latérales de 20 cm de long qui coulissent le long des murs latéraux
fixes de la boîte.
Ces parois créent deux discontinuités
de vitesse latérales (DVL) au centre du modèle,
les parties ductiles en silicone adhérant totalement
avec celles-ci.
Le niveau de polytungstate de sodium représentant
l’asthénosphère communique avec un
réservoir par un orifice percé à la
base du piston mobile afin que son niveau reste constant
pendant la durée de l’expérience.
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Le modèle terminé
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L’expérience dure cinq heures, la vitesse étant
de l’ordre du centimètre par heure. Au cours
de l’expérience, la surface du modèle
peut être photographiée régulièrement.
Les marqueurs tracés à la surface du modèle
donnent une idée générale de l’évolution
de la déformation.
Pour obtenir une information précise sur l’évolution
de la topographie de surface, on utilise un appareil
de mesure de distance par laser. Le laser se déplace
rapidement au-dessus de la surface du modèle, à la
façon d’un satellite survolant la Terre.
Il transmet ainsi les valeurs du relief qu’il survole à un
ordinateur qui produit des cartes et des coupes topographiques
dont la précision est proche de la taille d’un
grain de sable !
Avec ce dispositif, l’évolution des déformations
en profondeur ne peut malheureusement pas être
observée en continu. Or, l’évolution
en profondeur est souvent très différente
de sa traduction en surface. Il est cependant possible
de faire une série de coupes parallèles à la
fin de l’expérience. Après humidification
des niveaux de sable par de l’eau glacée,
la boîte contenant le modèle est placée
au congélateur, le sable humide gèle, la
silicone durcit et le polytungstate de sodium gèle.
C’est d’ailleurs pour cette raison que l’on
emploie préférentiellement du polytungstate
de sodium qui gèle à -2°C à la
place du sirop de glucose qui gèle à -30°C.
En pratique, tout le dispositif est placé dans
le congélateur avant le déroulement de
l’expérience ce qui évite de bouger
le modèle avant qu’il ne soit figé par
le froid. La boîte en plastique est découpée
avec le modèle congelé à l’aide
d’une scie.
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Évolution déduite
d’un modéle quadricouches

Stade final d'une expérience
quadricouche
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Comme dans le cas bicouche de l’expérience
type, on observe la formation d’une faille normale
permanente d’un côté du rift et une
série de failles normales conjuguées de
l’autre côté.
Les failles normales se prolongent jusqu'à la base
du sable et l'interface sable-silicone est défléchie à leur
approche. Le rift est asymétrique.
L’extension appliquée latéralement
au centre du modèle localise l’amincissement
en profondeur dans le manteau. Le mode de déformation
du manteau supérieur fragile (sable) dépend
du couplage existant entre celui-ci et la croûte
ductile inférieure (silicone).
Si la résistance de la croûte ductile est
forte par rapport à celle du manteau supérieur,
l’amincissement de celui-ci peut aller jusqu'à la
rupture en un point.
En revanche, si la résistance au cisaillement
de la croûte ductile est faible, l’extension
dans le manteau supérieur est permise, (l’expérimentateur
dit : accommodée) par une série de failles
normales conjuguées.
Consécutivement à l’amincissement
du manteau, un diapir asthénosphérique se développe à l’aplomb de la zone
d’amincissement maximum.
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