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Observation directe, il faut plonger !
Études sismiques et forages
Sans plonger, des prismes à l’air libre



CNRS-Geomanips

Que se passe-t-il sous la surface de la mer ?
© J.P. Cadet





 Observation directe, il faut plonger !
Études sismiques et forages
Sans plonger, des prismes à l’air libre



L’Atalante


Le submersible Nautile


Le prisme de Nankaï


L’océanographe ne distingue rien de son navire et parfois l’observation des fonds n’est pas spectaculaire. Pour explorer les prismes d'accrétion sédimentaire de nombreuses techniques géophysiques doivent être mises en œuvre.


L’océanographe peut plonger, à bord du Nautile par exemple, d’où il voit, photographie et échantillonne la surface des prismes.


La descente se fait dans le noir complet pour économiser l’énergie, il faut 3 heures pour atteindre -6000m ! Une plongée moyenne dure environ 8 heures.En bas de la pente, de la boue, de la boue; mais en remontant apparaissent des strates déversées, des escarpements instables, des sources de fluides froids, qui construisent parfois des cheminées carbonatées auxquelles sont associées des faunes spécifiques liées à l’hydrothermalisme sous-marin. Des éboulements fréquents expliquent le manque de lisibilité au bas de la pente.






 



Observation directe, il faut plonger !
Études sismiques et forages
Sans plonger, des prismes à l’air libre



Le long des côtes de l’Amérique Centrale


Les navires océanographiques


Les profils sismiques dessinent la topographie de la surface des sédiments (reliefs allongés parallèles à la côte), et montrent clairement les accumulations contre la bordure de la plaque supérieure ainsi que leur structure interne. À l’intérieur des prismes, les stratifications sont perturbées !

Des couches sédimentaires se superposent grâce à des failles peu inclinées. Vers la base du prisme, des niveaux, sans doute plus riches en fluides, permettent des décollements entre séries déformées et séries restées planes.

Peu de ruptures génératrices de séismes accompagnent ces déformations, pourtant intenses, car les sédiments gorgés d’eau sont pratiquement sans résistance. Ces fluides font aussi considérablement chuter la friction sur la plaque.

On a aussi découvert, à la base des prismes d’accrétion, là ou les pressions sont élevées, donc le raclage plus puissant, des lambeaux de croûte océanique arrachés à la plaque qui subduit.








 



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Études sismiques et forages
Sans plonger, des prismes à l’air libre



Prisme de Makran


Schistes lustrés des Alpes


Les sédiments du prisme sont parfois observables à terre : ils ont alors subi toute une évolution tectonique qui les a intégrés à des chaînes de montagnes. Par exemple, ceci s’est produit à la Barbade ou au Makran ou encore dans les Alpes.








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