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D’après
le tour du monde proposé par Géomanips
on peut trouver plusieurs bonnes raisons à l’intérêt
que les géologues portent aux prismes !
© Ifremer
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Observation de carottes de
forages
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Les sédiments qui s'accumulent au niveau
des prismes d'accrétion ont stocké les
informations sur des millions d'années de l'histoire
de la vie, des climats, du fond de l'océan
disparu. Ils racontent également la durée
de vie d'une subduction.
Nous avons la chance de pouvoir observer dans la nature
actuelle des prismes dans divers contextes de subduction
et à des stades différents de leur évolution.
Étudier les prismes sous-marins actuels permet
de les reconnaître, émergés, sur
les continents, malgré des millions d'années
de déformation et de métamorphisme.
Un prisme à l'air libre, c'est l'indice d'un
océan disparu et l'enfance des montagnes !
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Sur le dos de la plaque Afrique

La plaque Australo-indienne
 
Prisme de Makran
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En mer Méditerranée Orientale,
un prisme se forme depuis 10 à 20 millions
d’années, les sédiments accumulés,
raclés, déformés ne sont pas
encore émergés … Les alluvions
du Nil (marge passive africaine) alimentent le prisme
de la mer Egée. Dessous, toutes les séries
plus anciennes de la marge africaine vont se coincer
sous le prisme actuel et contribuer à le faire
grossir.
Ces accumulations de sédiments qui se chevauchent
sont des embryons de montagne encore, tout ou partie,
cachés sous les océans.
En Indonésie,
une guirlande de toutes petites îles borde
Java et Sumatra. Elles sont toutes jeunes, prisme
déjà émergé,
montagne naissante.
Dans
les Antilles, l’île de la
Barbade est de la même façon la partie
déjà suffisamment surélevée
du prisme pour sortir des eaux.
Au
sud du Pakistan, les reliefs du Makran.
La plaque Arabie s’enfonce à ce niveau
sous l’Eurasie. Des sédiments d’âge
tertiaire s’empilent en prisme d’accrétion
et sont déjà émergés,
formant une ceinture plissée. Le processus
est encore en cours : ont été transportés
sur le continent des sédiments encore
faiblement consolidés âgés
de moins de un million d’années
et des îles émergent
peu à peu, non sans un accompagnement de séismes.
A Taïwan,
la chaîne qui constitue
l’île est un prisme émergé.
Dans
les Alpes, on peut suivre sur des centaines
de kilomètres, un long bourrelet de sédiments
océaniques métamorphisés (les
schistes lustrés, avec quelques écailles
de croûte océanique) interprété
comme un ancien prisme d’accrétion qui
éclaire la tectonique des plaques du passé.
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Schéma de la formation de
la chaîne
himalayenne

Structure schématique de
l'Himalaya

Structure schématique des
Alpes occidentales
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Un
prisme sédimentaire actuel épais
seulement d’une dizaine de kilomètres,
donne une bonne image de la déformation à
plus grande échelle, celle de la lithosphère,
qui forme les chaînes de montagnes :
Lorsque
la convergence entre les plaques se poursuit,
le fond océanique s’enfonce toujours
plus, et une grande partie des sédiments
et de la croûte sous-jacente s’écaille.
Un
prisme formé de toute la croûte
(30 km) est alors appelé prisme crustal
ou prisme orogénique parce que créateur
de reliefs.
La
convergence se poursuivant, le manteau supérieur,
partie inférieure de la plaque, peut même
être concerné, et l’on retrouve
les mêmes géométries, le même
type de structures, les mêmes plis, les
mêmes
failles et chevauchements dans ces prismes dits
alors lithosphériques...
La différence fondamentale est dans le métamorphisme
de très haute pression atteint à la
base du prisme orogénique.
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