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Interpréter les observations de terrain
Quelles questions posent les études de terrain ?



En jaune clair, des sédiments coincés entre les plaques convergentes...




Interpréter les observations de terrain
Quelles questions posent les études de terrain ?



Construction d'un prisme d'accrétion


Profil sismique du prisme de Nankaï



Animation tectonique


Les épaisses couches sédimentaires reposant sur les fonds océaniques ne sont pas entièrement absorbées par la subduction.

La plaque supérieure, souvent comparée à un bulldozer, racle une partie de ces sédiments qui échappent ainsi à l’engloutissement dans le manteau grâce au niveau de décollement qui apparaît.

Coincés entre les deux plaques, les sédiments, s’ils sont suffisamment épais, s’accumulent. Le nom de prisme d'accrétion sédimentaire leur vient de la forme allongée et de la section grossièrement triangulaire des accumulations sédimentaires.

Après des dizaines de millions d’années d’évolution tectonique, ils contribueront à la genèse des plus grands reliefs qui élargissent les continents, c’est la raison du terme « accrétion ».

Attention ! le mot accrétion signifie, collage, accumulation et c’est le seul point commun entre les « prismes d’accrétion sédimentaires » dont nous parlons ici et « l’accrétion océanique » par volcanisme au niveau des dorsales.

Les prismes, formés de matériaux déposés dans les eaux océaniques et de débris de roches plus anciennes issues principalement des continents voisins et de la marge active, seront compactés, déshydratés et même métamorphisés. Roches nouvelles, intégrées à une nouvelle chaîne de montagnes, elles seront à leur tour érodées, leurs débris retourneront, peut être alimenter un jeune prisme d’accrétion ! Ainsi, apparaît de façon claire le recyclage permanent des matériaux terrestres.



 



 

Interpréter les observations de terrain
Quelles questions posent les études de terrain ?


 

Comment se forment les prismes ? Comment évoluent-ils ?

Pourquoi tant de chevauchements dans les prismes actuels ? Comment naissent-ils ? Dans quel ordre se font-ils ? Quel est leur pendage par rapport à la direction de la subduction ? Pourquoi observe-t-on parfois des chevauchements inclinés dans la direction opposée au pendage de la majorité d’entre eux?.

On observe sur les profils des niveaux de décollement qui semblent désolidariser le devenir des couches situées au-dessus ou en dessous : comment se produisent-ils, comment se propagent-ils ?

La pente des bourrelets sédimentaires dépend-elle de la quantité des apports, de la plus ou moins grande lubrification de la base des séries, de la présence d’aspérités comme des volcans sous-marins sur les fonds ?

Sur le terrain, on observe des déformations à plusieurs échelles, de l’échantillon aux plis bien visibles sur un flanc de montagne. Comment interpréter les déformations à l’échelle des plaques et leur dynamique, si lente et souvent figée ?

Pourquoi ne pas expérimenter ?


Suivons, avec Géomanips, des expériences de chercheurs qui nous montreront la genèse des prismes dans leur intimité.







CNRS-Gþomanips