Les épaisses couches sédimentaires
reposant sur les fonds océaniques ne sont
pas entièrement absorbées par la subduction.
La plaque supérieure, souvent comparée à un bulldozer, racle
une partie de ces sédiments qui échappent ainsi à l’engloutissement
dans le manteau grâce au niveau de décollement qui apparaît.
Coincés
entre les deux plaques, les sédiments, s’ils
sont suffisamment épais, s’accumulent.
Le nom de prisme d'accrétion sédimentaire
leur vient de la forme allongée et de la section
grossièrement triangulaire des accumulations
sédimentaires.
Après des dizaines de millions d’années d’évolution
tectonique, ils contribueront à la genèse des plus grands reliefs
qui élargissent les continents, c’est la raison du terme « accrétion ».
Attention ! le mot accrétion signifie, collage, accumulation et c’est
le seul point commun entre les « prismes d’accrétion sédimentaires » dont
nous parlons ici et « l’accrétion océanique » par
volcanisme au niveau des dorsales.
Les prismes, formés de matériaux déposés dans les
eaux océaniques et de débris de roches plus anciennes issues principalement
des continents voisins et de la marge active, seront compactés, déshydratés
et même métamorphisés. Roches nouvelles, intégrées à une
nouvelle chaîne de montagnes, elles seront à leur tour érodées,
leurs débris retourneront, peut être alimenter un jeune prisme d’accrétion
! Ainsi, apparaît de façon claire le recyclage permanent des matériaux
terrestres.
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