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Le chercheur répond

Les déformations au sein d’un
prisme
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| Comment les prismes d’accrétion sont-ils
liés à la tectonique des plaques ?
"À la surface du globe, les zones
de subduction permettent la convergence entre
deux plaques lithosphériques. C’est
au niveau de ces fosses de subduction que se
développent de véritables montagnes
sous-marines que l’on appelle prismes d’accrétion
sédimentaire. Ils sont composés
de sédiments qui se sont accrétés à la
marge de la plaque supérieure au cours
des dizaines de millions d’années
du fonctionnement de la subduction elle même."
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Les techniques géophysiques de simisque permettent de découvrir
les structures internes des accumulations de sédiments entre les
plaques convergentes.
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Le chercheur répond
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Les sédiments se déposent parallèlement
et horizontalement sur un fond océanique, or
cette coupe montre des déformations, les épaisseurs
varient. Quelles questions vous pose ce profil ?
"Les observations géophysiques
nous donnent une image instantanée d’un
objet géologique qui a mis dans la nature
plusieurs dizaines de millions d’années à se
construire donc son évolution est longue
et complexe.
Pour obtenir une vision dynamique des processus
qui interviennent dans la formation du prisme,
le géologue fait appel à une méthode
d’analyse qui est la modélisation
analogique. Il s’agit en fait de réaliser
un modèle réduit du phénomène
en utilisant des matériaux analogues,
adaptés, pour représenter le comportement
mécanique des roches impliquées
dans les phénomènes géologiques étudiés."
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L’expérience va permettre de reconstituer, en laboratoire,
l’histoire tectonique : les déformations, leur géométrie,
leur succession pour compléter et améliorer l’interprétation
des phénomènes naturels.
Une confrontation permanente entre données de terrain obtenues
lors des campagnes océanographiques et données expérimentales
est nécessaire.
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Animation tectonique
Schéma d’une
zone de subduction
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Comment de telles déformations
naissent-elles ?
"Nous ne disposons
que d’images instantanées
de la déformation et seuls les modèles
réalisés en laboratoire peuvent nous
permettre d’accéder à la cinématique,
c’est-à-dire à l’évolution
dans le temps. Ainsi nous comprendrons la dynamique
des déformations"
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Pour mieux comprendre la géométrie
et l’évolution, pendant des millions
d’années, des prismes d’accrétion
sédimentaires, ces véritables montagnes
sous-marines, le géologue va faire une modélisation
analogique en entraînant des matériaux
vers une zone de subduction.
• Il faut qu’il construise un appareil dont la structure permette
de déposer des matériaux sur une surface qui représentera
le fond sous-marin.
• Il faut que ce fond avance comme un tapis
roulant porteur des " sédiments ",
puisque c’est un peu le rôle joué par la plaque océanique
qui se déplace vers la fosse.
• Il faut que le fond, ce tapis
roulant, se trouve contraint à disparaître,
comme le font les plaques, sous quelque chose qui représentera une autre
plaque.
• De plus, le dispositif doit permettre de faire varier certains paramètres
(géométriques ou mécaniques) pour déterminer leur
rôle dans l’évolution d’un prisme d’accrétion.
Le chercheur fera varier dans Géomanips un
paramètre : la qualité de la surface
du « fond océanique » afin de
repérer l’influence des frictions qui
se développent dans la nature sur la structure
et l'évolution du prisme.
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