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Gros plan sur
une expérience prête à démarrer : quelques centimètres de sable pour modéliser
des millions d’années de sédimentation.
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Appareillage expérimental
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L’appareillage utilisé s’inspire
du contexte d’une zone de subduction.
Un film mobile, disposé au fond de la boîte
expérimentale, est entraîné par
un moteur lent et disparaît sous la boîte,
grâce à une fente, tout comme la plaque
océanique subduit dans le manteau. On dispose
de plusieurs types de films de rugosités différentes
pour figurer les différences de frictions basales.
Une butée fixe représente la plaque contre
laquelle vont arriver les sédiments (marge continentale
ou arc volcanique).
La boîte est longue et étroite, elle
est fermée par deux vitres. Elle permet l’observation
en 3 dimensions de la déformation avec une coupe
toujours observable en temps réel. Le dispositif
mesure 1,20 m et représente une centaine de km.
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Interprétation d’un
profil sismique


Le saupoudrage
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Jacques Malavieille saupoudre peu à peu
de sable le fond de la boîte expérimentale,
sur une épaisseur d’environ 3 centimètres.
Ce sable va se comporter à l’échelle de sa boîte
et en quelques dizaines de minutes, comme les roches sédimentaires
naturelles pendant des millions d’années : c’est le principe des
expérimentations.
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Le saupoudrage représente le lent dépôt
des couches sédimentaires au fond d’un
océan…
"Pour matérialiser les différentes
couches de sédiments on utilise des sables de
différentes couleurs marqués avec des
colorants que l’on trouve dans le commerce et
mélangés au sable avec un liquide -il
faut sécher le sable, ensuite on le tamise,
on peut l’utiliser dans la boîte à sable.
Ce sont ces couches qui vont représenter les
sédiments portés par la plaque océanique,
ou les sédiments de la fosse qui vont venir
s’accréter contre la butée fixe.
Cette butée fixe représente ici l’équivalent
de la marge continentale contre laquelle vont venir
s’accumuler les sédiments du prisme d’accrétion
océanique. »
Évidemment, les colorants ne changent
pas les propriétés mécaniques
du sable. Ce sont des marqueurs passifs des sédiments.
Dans la nature, bien entendu, les sédiments
peuvent avoir des comportements différents
selon la couche. On peut faire cela dans nos expériences,
il faut changer les matériaux. On utilise
par exemple pour changer le comportement mécanique
des poudres de roches qui ont des cohésions
différentes."
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Le sable de Fontainebleau
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Pourquoi utilisez vous du sable de Fontainebleau ?
«
On utilise un seul matériau, du sable de Fontainebleau ; c’est un sable éolien dont les grains
sont bien ronds et qui a un comportement mécanique
intéressant pour modéliser les déformations
de la croûte supérieure. Le sable est
un excellent analogue des matériaux de la
croûte supérieure qui a un comportement
cassant»
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Des sédiments prêts
pour l’aventure !
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Plusieurs couches de sables colorés sont
désormais disposées régulièrement
sur le film. L’expérience va pouvoir commencer...
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Avez-vous respecté d’autres
règles que celles du comportement mécanique ?
« Dans ces expériences, on essaie de changer l’échelle
dans l’espace et dans le temps. C’est-à-dire que des phénomènes
qui demandent des dizaines de millions dans la nature doivent se produire dans
nos expériences en quelques minutes. Des distances de plusieurs kilomètres,
par exemple, ici, l’épaisseur des sédiments sera de quelques
centimètres alors que dans la nature ils sont épais de plusieurs
kilomètres. On pourrait dire qu’un centimètre c’est
un kilomètre et une minute, un million d’années ! »
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