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Après avoir
mis en œuvre la « subduction »,
l’expérience est terminée,
elle doit être interprétée.
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Faible friction sous les
sédiments
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Le fond de la boîte a été tapissé par
un film lisse qui n’induira qu’une faible
friction à la base des couches de sables accumulées.
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Naissance d’un prisme
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L’expérience a duré 6 minutes,
le film a été accéléré.
Pour bien la découvrir, il faut regarder plusieurs
fois. Géomanips vous offre en effet la possibilité de « faire
et défaire » l’expérience
afin de mieux observer à chaque fois la succession
des déformations.
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Deux étapes
successives à comparer
  
Le prisme achevé
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Dès que la convergence commence, un décollement
se développe à la base du modèle
et se propage jusqu’à la surface. Ainsi,
du sable vient se superposer à du sable qui était
en position plus haute à l’origine ; on
dit qu’il y a chevauchement. De nouveaux décollements
prennent le relais du premier et émergent en
avant, vers l’océan dans la nature, en
s’éloignant de la zone de subduction.
De nouvelles nappes de sable sont progressivement charriées
les unes sur les autres et édifient peu à peu
le prisme. En langage de géologue, on dit :
il y a "accrétion frontale de nouvelles
unités tectoniques ".
Le raccourcissement se traduit par un épaississement.
Mais rapidement l’ensemble ne s’épaissit
plus, mais s’allonge grâce à des
chevauchements de plus en plus éloignés
de la butée. On a atteint la pente d’équilibre
du prisme.
Un bourrelet sédimentaire est construit, c’est
un modèle de prisme d’accrétion.
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Comparaison modèle réduit - nature


Comment interprétez-vous votre expérience ?
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Comment interprétez – vous votre
expérience ?
Pouvez - vous en confronter les
résultat à vos observations dans la
nature ?
«
Dans cette expérience, nous avons mis un film
plastique avec très faible
friction à la base du modèle. On remarque
tout de suite que les couches de sable se sont déformées
de façon particulière avec développement
de failles antithétiques de
part et d’autre de pop-up, ces
petites structures qui se développent au front
du prisme et également décollement à la
base de toutes les séries.
Le prisme croît par accrétion frontale
de ces petites unités au fur et à mesure
du raccourcissement.
La pente d’équilibre
du prisme est très faible et nous pouvons
comparer avec un exemple naturel comme ce profil
sismique le long de la fosse du Japon, tracé dans
le prisme de Nankaï. Vous voyez également
une pente topographique très
faible et un décollement à la
base qui contrôle la croissance du prisme avec
accrétion frontale de petites unités,
comme ici, limitées vers la droite par un
chevauchement vers la mer et à gauche
par un petit rétrochevauchement vers le continent.
Donc accrétion d’unités successives
pour former ce prisme d’accrétion par
l’intermédiaire d’un décollement à la
base.
Vous voyez aussi le plancher de
la croûte océanique, très plat.
Dans ce cas, le décollement se produit au
sommet des séries pélagiques déposées sur la plaque océanique
et ce sont les sédiments turbiditiques de
la fosse qui constituent le prisme d’accrétion
au-dessus du décollement.»
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Structure du prisme de Nankaï
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L’expérience permet de penser que le prisme
japonais s’est construit dans un contexte de faible
friction. Or, un forage l’a confirmé : le
décollement principal se produit dans un niveau
riche en fluides sous forte pression.
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