La ressemblance entre la géométrie " en
boîte " et la déformation dans
les prismes naturels suggère :
- Une accrétion avec une faible friction de
la plaque Philippine qui plonge sous la plaque Eurasiatique
faisant naître le prisme de Nankaï. ( pente
de 10 degrés dans l’expérience
et 3° à Nankaï)
- Une accrétion avec une forte friction basale
sur le fond de la plaque océanique Cocos plongeant
sous la plaque Caraïbe faisant naître le
prisme du Costa-Rica (pente de 20°dans l’expérience
et 6° au Costa-Rica)
De quoi dépend la friction dans la nature ?
- De la teneur en fluides qui, sous pression, lubrifient
les séries
- De la rugosité de la plaque en subduction
si celle-ci présente des séries de
grabens, des volcans sous-marins. Une " macro-friction " se
produit lorsqu’une dorsale d’accrétion
océanique - aspérité de dimension
kilométrique - arrive dans la zone de subduction.
D’autres expériences de S. Dominguez
se sont attachées à cette subduction
de Dorsales qui se produisent par exemple
Dans la nature, c’est la composition des sédiments
et la plus ou moins grande abondance des eaux, chaudes,
salines et sous pression, dans les séries
et à leur base qui peut diminuer la friction
et faciliter les déformations ; par exemple,
des couches de sels peuvent jouer ce rôle de « lubrifiant ».
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